Les dix joueurs les moins rentables de la NBA
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Andrew Wiggins (Minnesota Timberwolves)

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Salaire cette saison : 25,4 millions
Statistiques : 17,6 points en 35 minutes, 4,9 rebonds, 2,4 passes, 39% aux tirs, 33% à trois-points.

Scouter un joueur Nba n’est pas une science exacte. Mais c’est fou comme les principales lacunes d’Andrew Wiggins sont complètement confirmes à ce que certains analystes mettaient en lumière avant que le prodige canadien débarque chez les pros. Super en devenir, joueur très doué avec le physique parfait pour réussir, il était déjà pointé du doigt à la faculté pour sa capacité à « s’endormir sur plusieurs possessions » ou carrément sa propension à « choisir ses matches ». Autrement dit, un problème de moteur. De motivation. D’état d’esprit.

Wiggins ne se donne pas à fond et ça gonfle tout le monde. Jimmy Butler a pété un plomb devant un tel talent qui se contente du minimum. Les supporters des Timberwolves commencent aussi à en avoir leur claque et seule une poignée d’irréductibles soutiennent encore le natif de Toronto. Le problème, c’est qu’il est de toute façon difficile d’imaginer sa franchise le transférer. Parce qu’à plus de 25 millions la saison, le premier choix de la draft 2014 est clairement surcoté en comparaison avec son apport sur le terrain.

Un joueur unidimensionnel, et qui plus est en régression. Il ne créé pas pour les autres et ne se foule pas en défense alors qu’il a les armes (physiologiques) pour stopper les attaquants adverses. Sa sélection de tirs est désastreuse. Trop de deux-points à mi-distance. Un DeMar DeRozan du pauvre. Justement, DD a fini par se développer sur le tard et à s’affirmer comme un All-Star avec le temps, à défaut d’être un vrai Franchise Player (ce que Wiggins ne sera probablement jamais contrairement à ce son statut et son contrat peuvent laisser penser).

Gordon Hayward (Boston Celtics)

Salaire cette saison : 31,2 millions
Statistiques : 10,9 points en 26 minutes, 4,5 rebonds, 3,4 passes, 43% aux tirs, 33% à trois-points.

C’est un peu injuste parce qu’il se remet d’une sévère blessure à la cheville qui l’a tenu éloigné des parquets pendant l’intégralité de la saison précédente. On s’en rend compte. Mais on a aussi le sentiment que l’ancien All-Star se cherche depuis son retour il y cinq mois maintenant. Son manque de confiance est presque palpable quand on le voit jouer. Physiquement, il n’y est pas tout à fait. Mais mentalement, il a l’air encore plus perdu. Parce que les attentes sont grandes pour un joueur payé plus de 30 millions la saison. Surtout quand il joue pour une franchise qui est allée en finales de Conférence sans lui, une franchise qui l’a signé avec l’espoir de décrocher un titre qui est justement l’objectif en 2019.

Comme l’indiquait un membre des Golden State Warriors resté anonyme, Gordon Hayward est un handicap pour son équipe à l’heure actuelle (en réalité, les Celtics ont un Net Rating similaire quand il est sur le terrain ou sur le banc). Mais bon, il a claqué quelques matches références – avec des pointes à 30 unités et plus – et il monte doucement en puissance. C’est en playoffs qu’il faudra juger.

Chandler Parsons (Memphis Grizzlies)

Salaire cette saison : 24,1 millions
Statistiques : 4,9 points en 17 minutes (7 matches), 2,6 rebonds, 28% aux tirs, 22% à trois-points.

Peut-être le pire contrat de la ligue. C.J. McCollum n’a jamais été autant dans le vrai que le jour où il a balancé, sur Twitter, que les Portland Trail Blazers sont vraiment chanceux de ne pas avoir signé Chandler Parsons. Les deux hommes se chamaillaient sur les réseaux et McCollum a donc envoyé la punchline. C’est vrai que la franchise de l’Oregon voulait recruter l’ailier à l’intersaison 2016. Les Grizzlies ont été préféré aux Blazers par Parsons. Il a alors pris 96 millions sur quatre ans. Une somme astronomique vu ses performances depuis.

Quasiment tout le temps blessé ou à court de rythme parce qu’il revient d’une blessure, l’ancien espoir des Houston Rockets n’a jamais fait son trou dans le Tennessee. 77 matches, 6,9 points de moyenne en trois ans. Un contrat impossible à transférer. Et un joueur écarté de la rotation tant il n’entre plus dans les projets de l’organisation.

Harrison Barnes (Sacramento Kings)

Salaire cette saison : 24,1 millions
Statistiques : 16,8 points en 35 minutes, 4,6 rebonds, 39% aux tirs, 37% à trois-points.

Mais où est passé le super prospect des lycéens qui devait devenir une star en NBA ? Où est passé le jeune joueur qui inquiétait les Spurs lors des playoffs 2013 ? Harrison Barnes est une caricature de lui-même. Un basketteur trop lent pour jouer trois, plus assez solide défensivement pour jouer quatre. Un basketteur inefficace qui arrose mais sans trouver la cible. Malheureusement pour eux, les Kings ont pris en charge ses 24 millions par an dans l’espoir de mener un run en playoffs. Pas le bon client.

Ryan Anderson (Miami Heat)

Salaire cette saison : 20,4 millions
Statistiques : 3,4 points en 16 minutes (18 matches), 2,5 rebonds, 34% aux tirs, 25% à trois-points.

La définition du joueur payé à rien-faire (sur le terrain, il y a toujours les obligations d’à-côté et les entraînements, évidemment). Un emploi-fictif. Mais déjà, et ça s’applique aussi aux autres joueurs de ce classement, il n’a pas « volé » son argent. Les franchises offrent, c’est normal que les pros acceptent s’ils y trouvent leur compte financièrement. Ils ne sont pas jugés sur ça. Enfin si, sur leur performance, mais c’est plus une critique de ceux qui leur ont donné un tel contrat.

Ryan Anderson a signé son deal en 2016, après une belle saison à 17 points par match. Mais il ne s’est clairement pas foulé depuis avec des statistiques en constante baisse. Et carrément un nombre de Win Shares négatif cette saison (-0,2). Vraiment difficile de faire moins rentable. Et il est encore sous contrat l’an prochain !

Allen Crabbe (Brooklyn Nets)

Salaire cette saison : 18,5 millions
Statistiques : 10 points en 26 minutes, 3,4 rebonds, 1 passe, 37% aux tirs, 39% à trois-points.

Le PER moyen est évalué à 15 en Nba. Allen Crabbe est à 8,6. La moitié de la moitié (dont le quart). Voilà qui résume très bien son apport quasi nul (0,8 en Win Shares) sur le terrain pour les Nets. Par contre, il en prend de la place sous le Cap ! 18 millions. De quoi signer un bon joueur de rotation et un jeune rookie au premier tour rien qu’avec l’argent de son contrat. Heureusement, Crabbe apporte un peu d’adresse extérieur. Mais tout le reste de son jeu s’est volatilisé. Plus de création balle en main. Mais toujours le même salaire.

Evan Turner (Portland Trail Blazers)

Salaire cette saison : 17,8 millions
Statistiques : 7,4 points en 23 minutes, 4,6 rebonds, 3,9 passes, 46% aux tirs, 15% à trois-points.

Alors, pour la petite histoire… quand les Blazers ont perdu sur le dossier Parsons, ils se sont rabattus sur Evan Turner. Et ils lui ont offert 70 plaques sur quatre ans. Avec l’espoir qu’il s’imposerait comme le liant autour de Damian Lillard et McCollum. Raté. Incapable de planter de loin, le deuxième choix de la draft 2010 a besoin du ballon entre les mains pour briller. Il a donc été relégué au rang de playmaker en chef de la deuxième unité. Un boulot qu’il n’assure pas trop mal pour une bonne équipe de Portland. Mais vu le salaire, les Blazers auraient pu trouver nettement moins cher pour un rendement similaire.

Reggie Jackson (Detroit Pistons)

Salaire cette saison : 17 millions
Statistiques : 15,3 points en 29 minutes, 2,7 rebonds, 4,4 passes, 41% aux tirs, 36% à trois-points.

Demandez-donc aux supporters des Pistons ce qu’ils en pensent… Reggie Jacksonest le point noir de cette équipe du Michigan. Ce n’est certainement pas le joueur le plus mauvais du groupe. Le problème, c’est que son salaire et ses responsabilités sont bien trop élevés pour ce qu’il apporte. Il est censé être le troisième larron derrière Blake Griffin et Andre Drummond. Mais Jackson n’est pas assez tranchant. Pas dans le coup. Avec malheureusement pour les Pistons un contrat qui n’intéresse personne sur le marché des transferts. Donc peu de possibilité de se renforcer.

Bismack Biyombo (Charlotte Hornets)

Salaire cette saison : 17 millions
Statistiques : 4,4 points en 14 minutes, 4,6 rebonds, 1 block 57% aux tirs.

Mais qu’est-ce qui est passé par la tête des dirigeants du Magic pour filer 70 millions sur quatre ans à Bismack Biyombo en 2016 ? OK, le Congolais avait été très intéressant en playoffs avec les Toronto Raptors. Mais 70 millions pour un remplaçant ? Alors qu’il y avait déjà Nikola Vucevic dans l’effectif ? Ne soyez pas étonnés, les managers de l’époque ont déjà été licenciés à Orlando. Quant à Biyombo, il joue désormais pour Charlotte, la franchise qui l’a drafté. Il n’y fait pas grand-chose mais bon, il prend ses chèques.

Pau Gasol (San Antonio Spurs)

Salaire cette saison : 16,8 millions
Statistiques : 4,2 points en 12 minutes (27 matches), 4,7 rebonds, 46% aux tirs, 50% à trois-points.

Pau Gasol ne veut pas prendre sa retraite et tant mieux pour lui mais la légende espagnole a quand même l’air bien sur la fin. 38 ans et un rendement quasiment inexistant. Mais un salaire qui prend beaucoup de place au sein de la masse des Spurs. 16,8 millions cette année. On n’a jamais bien compris pourquoi les éperons lui ont donné autant d’argent en 2017. Il était déjà presque cuit. Là il est cramé. Un spot du roster bouché pour rien, ou presque.


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