Le président américain Donald Trump lors d'une recontre avec le président roumain Klaus Iohannis, dans le Bureau ovale, à la Maison Blanche, à Washington, le 20 août 2019. MANDEL NGAN / AFP
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« On réfléchit à des baisses d’impôts, mais c’est des choses qu’on envisage tout le temps. C’est pour ça que notre économie se porte aussi bien. Aujourd’hui, on est l’économie numéro un dans le monde. Je pense que le mot récession n’est pas du tout pertinent », a déclaré le président américain à la presse lors d’une visite officielle à la Maison Blanche de son homologue roumain, Klaus Iohannis.

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Mais pour le président américain, les États-Unis sont loin de la récession et une fois encore il responsabilise la Réserve fédérale (Fed). « C’est un mot que certaines personnes et les médias utilisent parce qu’ils veulent voir une récession. On en est très loin. En fait, si la Réserve fédérale faisait son boulot, on serait en pleine croissance. Quelqu’un devait régler le problème de la Chine. Et vous dites que mes décisions commerciales sont en cause ? Mes décisions n’ont rien à voir. Ça devait être fait, je l’ai fait ! Et il était temps. Que ce soit bon ou mauvais pour notre pays à court terme. Il était nécessaire de le faire sur le long terme ».

Les révélations de la presse américaine.

Il y a deux jours, Donald Trump affirmait une fois encore que l’économie américaine était la plus solide et la plus florissante dans le monde actuellement.

Mais les médias américains ont révélé que les conseillers à la Maison-Blanche étaient en train de réfléchir à un plan pour faire face à un éventuel ralentissement de l’économie, rapporte notre correspondante à New York, Loubna Anaki.

L’annulation des tarifs douaniers imposés à la Chine pourrait être décidée. Des réductions fiscales, une baisse de la taxe sur les salaires seraient sur la table pour relancer la consommation des ménages. Une mesure qui avait temporairement été mise en place par Barack Obama pour alléger les effets de la crise de 2008.
Des informations qui confirmeraient que malgré les apparences, Donald Trump s’inquiète.

Même s’il accuse régulièrement la Réserve fédérale de ne pas jouer le jeu ou les médias de rapporter de fausses informations sur la santé économique du pays, le président américain ne peut nier les chiffres et l’inquiétude des marchés financiers.  Il aurait, à plusieurs reprises, demandé à ses conseillers si la guerre commerciale avec la Chine pouvait compromettre sa réélection.

Des réunions sont également prévues dans les semaines à venir avec des hommes d’affaires et des spécialistes pour leur demander leur avis sur l’économie. Donald Trump est conscient qu’une récession à une année de la présidentielle pourrait affaiblir son principal argument pour un second mandat : son bilan économique.


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