© Juan Mabromata, AFP | Des arbitres brésiliens devant le dispositif permettant l'arbitrage vidéo lors de la demi-finale de la Copa Libertadores, le 25 octobre 2017 à Buenos Aires.
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Au mois de juin, sur les rectangles de gazon de la Coupe du monde de football, en Russie, il ne devrait pas être rare de voir l’arbitre de champ se retourner vers le quatrième arbitre afin de revoir l’action tout juste terminée et décider si oui ou non il y a hors-jeu, faute, simulation, pouvant invalider un but ou valoir une sanction… Le Conseil de la Fifa, organe garant des lois du jeu, a en effet décidé, samedi 3 mars, d’autoriser l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), et ce pour toutes les compétitions.

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La première expérimentation de la VAR à vaste échelle devrait intervenir lors de la Coupe du monde, en Russie, qui verra s’affronter les meilleures équipes du monde du 14 juin au 15 juillet prochain. Il faut, pour que ce soit le cas, que le Conseil de la Fifa avalise formellement la décision, le 16 mars à Bogota. Mais cela ne fait désormais plus guère de doute. “Nous encourageons le Conseil à prendre une décision favorable à cet égard”, a ainsi lancé samedi le président de la Fifa, Gianni Infantino, fervent partisan de la VAR.

Cette aide technologique pourra être utilisée dans quatre cas : valider ou non un but, attribuer ou non un carton rouge, analyser une action pouvant valoir penalty et corriger une erreur d’identification d’un joueur sanctionné.

“La VAR aidera certainement à avoir une Coupe du monde plus juste. Si un arbitre fait une erreur, la VAR la corrigera. Ce ne sera pas parfait à 100 %, il restera des zones grises, mais une Coupe du monde ne peut pas se jouer sur une erreur potentielle d’arbitrage. Nous devons tout faire pour que l’arbitre soit dans les meilleurs dispositions pour prendre les bonnes décisions”, a plaidé Gianni Infantino.

Défiance

Expérimentée depuis 2016 dans une vingtaine de fédérations et sur environ mille matches, notamment dans les championnats d’Allemagne et d’Italie, la VAR divise encore largement les acteurs du football. Si elle a permis d’éviter ou de corriger des erreurs, en réduisant drastiquement leur fréquence selon l’étude menée par le Conseil, d’innombrables couacs se sont néanmoins produits, notamment de longs moments de confusion hachant parfois les matches.

La défiance va jusqu’au sommet de l’UEFA. “Personne ne sait encore exactement comment ça marche. Il y a encore beaucoup de confusion”, a grincé lundi son président, Aleksander Ceferin, en annonçant que la VAR ne serait pas utilisée en Ligue des champions la saison prochaine.

Le Conseil a aussi autorisé, samedi, un quatrième remplacement par équipe en cas de prolongation.

La première incursion technologique dans le football s’était produite lors du Mondial-2014 au Brésil, avec l’introduction de la GLT (technologie sur la ligne de but).


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