Paul Biya cerné de toute part par la communauté internationale.
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Robert Mougabé, Abdel Aziz Bouteflika et Omar El-Bachir sont les victimes récentes de la rue. Ces présidents, ainsi chassés comme des malpropres alors que certains d’entre eux laissent malgré tout des bilans bien positifs comme Bouteflika, ont été foudroyés par le virus de la longevité au pouvoir.

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Le monde étant régis par un ensemble de lois et règlements qui sont diversements respectés ou pratiqués selon le coin du monde où l’on se trouve, les dirigeants africains ces dernières années s’illustrent par leur volonté manifeste de s’éterniser “par tous les moyens” au pouvoir. Certains y restent sans pour autant être  encore capable de contrôler cette machine qu’est le pouvoir.

Ce fut le cas pour Boutéflika pendant de longues années selon l’opinion qui a cours! C’est aussi peut-être le cas de Paul Biya selon la presse nationale et internationale. Le quotidien Mutations a traité de ce sujet en 2016, puis tout récemment jeune afrique. Ces organes de presse dont nulle ne doute de leur notoriété ou de leur sérieux, ont fait état de ce que c’est plutôt Chantal Biya qui dirige le Cameroun depuis au moins 2 à 3 ans.

Fort de leur réseau de renseignement, l’un des plus puissants; si non le meilleur du monde, Les Etats-unis ont demandés à plusieurs reprises à Paul Biya; et de différentes manières de passer la main. Ces dernières semaines, on observe comme un rouleau compresseur qui venait d’être enclanché contre le régime tyranique de Yaoundé.

Après la chute du pouvoir dictatorial soudanais, Peter Tibor Nagy, le Monsieur Afrique de la maison Blanche a dit vouloir faire de Paul Biya sa prochaine priorité. Une déclaration qui ne surprend personne, puisque ce n’était qu’un retour à la charge!

Lorsque Peter Henry Barlerin, ambassadeur des Etats-unis à Yaoundé a demandé à Paul Biya de préparer sa retraite, les illuminés du Rdpc et autres faucons de ce régime ont sauté sur les médias nationaux pour le traiter de tous les noms d’oiseaux. Et pourtant, c’était bien avant les élections de 2018 dont Kamto réclame la victoire. Le moment a été pourtant bien choisi par le diplomate américain. Car Biya aurait mieux fait de choisir un dauphin, puisqu’il avait tout le temps devant lui à cette époque là. Et un tel acte venant d’un diplomate ne devrait pas être compris aussi simplement. Or, non seulement l’acte a été mal compris par le pouvoir de Yaoundé, mais il a aussi été très mal géré. Paul Biya aurait rapproché ce monsieur pour en savoir davantage et déterminer si ça a été un acte isolé ou concerté de la part des États-unis.

Sur leur chemin de non retour, Paul Biya et ses amis sont pris dans leur propre piège. Le piège d’une longevité aux résultats calamiteux et destrastreux, avec un bilan très difficile à défendre. Toute chose qui justifierais la volonté du gouvernement Biya à s’éterniser au pouvoir pour essayer d’arranger ce qu’il a detruit pendant ses multiples mandats. Le palmarès de la gouvernance Biya trainant dans les profondeurs de l’histoire de la gestion des nations depuis plus de 36 ans. C’est donc dans ce contexte que s’est invité la crise anglophone et tout récemment ce qui est désormais convenu d’appeler “l’affaire Kamto”.

C’est dans ce contexte que l’Union européenne vient de faire son entrée en jeu, en édictant un certain nombre de règles au gouvernement camerounais en 17 points.  Cette sortie arrive juste après celle de l’union africaine, et une nouvelle sortie de Tibor Nagy. Ce qui fait croire que la communauté internationale s’est passé le mot! Et si tel est le cas, il y aura pas une autre issue possible que l’alternance. Et lorsque les Etats-unis veulent quelque chose, ils l’obtiennent. C’est à notre gouvernement d’être intelligent. Il devrait jouer sur le terrain diplomatique et diminuer au maximum les sorties médiatiques fantésistes, à défaut de les arrêter totalment.

Connaissant la puissance et l’influence des Etats-Unis à travers le monde entier? Il ne serait pas éronné de penser que le pays de l’Oncle Sam n’a toujours pas digéré l’humiliation de son ambassadeur à Yaoundé. Peter Henry Barlerin, dépositaire de l’administration Trump au Cameroun avait été humilié par Biya et ses amis. Il essayait pourtant de transmettre le message de son patron, peu avant la présidentielle de 2018 dont la victoire a été une fois de plus volée par Biya comme en 1992, selon le Mouvement pour la renaissancedu Cameroun. Sachant la solidarité qui caractérise les pays occidentaux contrairement à ceux situés en afrique en général, Il ne serait pas exagéré de croire qu’ils se sont déjà passés le mot.

A l’allure où vont les choses, il n’est pas exclus de penser que cette solidarité serait entrain de frapper de plein fouet le Cameroun comme ça été le cas en Lybie pour détroner Mohamar Khadafi. Il faut rappeller que la Russie et la Chine qui semblent êtres les serpents des dictateurs avaient laissé faire. Conclusion, tout peut arriver.

Iliassou Chirac Kpoumié, Journaliste. Directeur de publication parorama papers.

Tout peut arriver car à ce niveau de bataille diplomatique, ce sont les intérêts qui prévallent. Et je ne vois pas la Russie ou la Chine entrain de compromettre ses intérêts commerciaux avec les Etats-Unis ou la France pour essayer de sauver le Cameroun, ou plutôt un piètre gouvernement tyranique; pour ne pas dire un dictateur au pouvoir depuis 37 ans.


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