Des moto-taxis en circulation dans une rue de Bamenda
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A peine la police municipale a repris du service qu’elle est de nouveau au cœur des affrontements avec les conducteurs de motos dans la ville de Yaoundé. Ce jeudi 9 mai 2019, la vie dans la capitale politique a été rythmée par des échauffourées entre ces agents de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), garants de l’ordre urbain, et les «benskineurs». Tout est parti d’un rappel à l’ordre d’un agent de la Cuy à un moto-taximan au quartier Nkolbisson dans l’Arrondissement de Yaoundé VII, consécutif aux nouvelles directives du Préfet du Département du Mfoundi, Jean Claude Tsila, délimitant les zones de compétence de ces engins à deux roues. Visiblement pas renseigné sur la nouvelle réglementation, le conducteur de la moto a refusé d’obtempérer, et a été dépossédé de son engin par les agents de la police municipale en direction de la voirie municipale, passant par le marché Mokolo, le plus grand de la ville.

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«Au niveau de Mokolo, ils ont été stoppés par le renfort des autres motomans (Sic) qui se sont mis à lancer des cailloux sur leur voiture», raconte un témoin oculaire. Sauf que Mokolo n’était qu’une étape du bras de fer entre les deux parties. La rixe s’est poursuivie en direction de la voirie municipale, où des dizaines de moto-taximen alertés au fur et à mesure par leurs collègues de la ville, ont convergé pour tenter de récupérer la moto de leur camarade, non sans chercher à accrocher le scalp des agents de la Cuy. En dépit de l’intervention musclée des forces de l’ordre, les «benskineurs» n’ont pas flanché, et ont continué à affronter même jusqu’à la police nationale.

Les affrontements ont fait des blessés chez les conducteurs de motos, mais aussi chez les agents de la police municipale, mais aucune communication officielle n’a été faite sur ces incidents. L’arrivée sur le lieu des affrontements du Préfet du Mfoundi et du Délégué à la Cuy, suivie d’une réunion avec les représentants syndicaux du secteur, a contribué à calmer les esprits. Mais la tension demeure dans l’air, car la cohabitation entre la police municipale et les «benskineurs» est devenue très difficile depuis les premiers affrontements le 13 février dernier, qui avaient conduit à la mort d’un conducteur de moto. La police municipale avait par la suite été suspendue pour un mois. Et malgré l’expiration de cette suspension, elle n’a pas repris l’activité, et c’est à travers un communiqué du Préfet du Mfoundi le 6 mai dernier qu’elle a repris du service.


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