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Cameroun > Stupéfiants: 21% de Drogues dures absorbées par des camerounais en 2018

Plusieurs jeunes qui consomment ces substances en croyant se faire du bien finissent par trépasser, à défaut de contracter des maladies graves.

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Des élèves délinquant en pleine consommation de drogue.
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Le mois de juillet dernier, un jeune garçon de 17 ans est décédé à l’Hôpita! central de Yaoundé des suites d’abus exagéré du tramadol, d’alcool et de la cigarette. D’après les explications du médecin qui l’a reçu, il n’y avait plus aucun espoir pour ce dernier. Car il y avait déjà une forte présence de la drogue dans son sang. C’est d’ailleurs ce qui lui a causé des troubles mentaux des semaines avant sa mort. Selon des sources, les stupéfiants qu’absorbait ce dernier avaient affecté sa santé mentale au point qu’il lui arrivait de fuguer et à se déshabiller à tout bout de champs.

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Le médecin ajoutera que ses poumons ont pris un sérieux coup. Le cas de ce jeune n’est pas isolé. Le médecin affirme que presque tous les jours, il reçoit des jeunes touchés par les effets de la drogue, notamment des maladies pulmo¬naires. Et plusieurs finissent par en mourir. Quelques se¬maines avant le cas évoqué plus haut, c’est un jeune déclarant en douane à peine sorti d’école qui trépassait à Ebolowa, région du Sud, des suites d’un coma éthylique. Une overdose des stupéfiants l’a en effet entraîné dans un sommeil dont il ne s’est plus jamais réveillé. De sources fa-miliales, ce jeune dans l’attente d’un emploi stable a ins-tallé un petit comptoir devant la maison familiale, pour le petit commerce. C’est à cet endroit qu’il prenait de la drogue. Une activité commencée plus tôt à Yaoundé. C’était un « dealer » qui en plus consommait plusieurs sortes de drogues.

Mort; conséquence fatale

La mort est certes la conséquence fatale mais les autres effets liés à la consommation de ces produits ne sont pas à négliger. Tenez par exemple : au quartier «Deux chevaux» dans la ville de Yaoundé, un jeune toxicomane, inconsciem¬ment, fait des démonstrations d’arts martiaux le long des rues. Tandis qu’un autre, jeune bachelier, raconte des choses qui n’ont rien à voir avec la réalité. Il délire. Ses agissements laissent penser qu’il a des troubles mentaux. En parlant de ces troubles mentaux, le Dr Christian Eyoum, psychiatre fait savoir qu’il peut recevoir 25 à 30 toxico¬manes victimes de troubles mentaux par mois.

Statistiques

D’après les statistiques 2018 du Comité national de lutte contre la drogue (Cnld) sur la consommation des produits illicites au Cameroun, 21% de la population camerounaise a déjà expérimenté une drogue dure, 10% sont des usagers réguliers dont 60% dejeunes âgés de 20 à 25 ans. Il est clair que ce n’est pas la seule tranche d’âge touchée par la consommation de ces produits illicites. Il y en a aussi des jeunes de plus de 25 ans qui se laissent entraîner par le goût du «yamo », du « ta’a », comme eux-mêmes appellent affectueusement ces substances.


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