Joseph Dion Nguté et Ni John Fru Ndi à Bamenda.
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Il convient de rappeler que des appels à l’organisation d’une telle assise venaient de toute part et se faisaient de plus en plus pressants notamment du fait de la dégradation continue de la situation dans les régions anglophone où la crise a déjà causé selon l’ONG International Crisis Group, la mort d’environ 2000 personnes et provoqué le déplacement de plus de 500 mille autres.
Depuis l’annonce de la tenue du dialogue, certains acteurs clés attendus normalement au tour de la table ont exprimé leurs positions.
Dans le camp du pouvoir par exemple, plusieurs personnes font savoir que les futures discussions ne peuvent se dérouler en marge du respect de l’actuelle constitution du pays ; car soutiennent-elles, il ne s’agit aucunement d’une conférence nationale souveraine.
Il est donc de ce point de vue exclu que les participants au dialogue deviennent de facto, les membres d’une assemblée constituante qui serait chargée de rédiger une nouvelle loi fondamentale.
Cela implique toujours selon cette thèse, que la question de la forme unitaire décentralisée de l’Etat du Cameroun est non négociable.Tout au plus, on pourrait accorder un peu plus d’autonomie aux deux(02) régions anglophones comparativement aux huit(08) autres régions francophones.
De l’autre côté, d’autres acteurs posent comme condition préalable de participation à tout dialogue, des discussions sur la forme de l’Etat qu’ils souhaitent voir fédéral.
D’autres groupes encore déclarent qu’il faut mettre sur la table la question de l’indépendance des régions anglophones.
A l’observation de ces différentes positions, on pourrait croire que le dialogue annoncé a déjà échoué avant même d’avoir commencé. Que non !
En théorie, l’une des vieilles techniques de négociation consiste pour les parties à monter les enchères afin de pouvoir obtenir le maximum réellement recherché à l’issue des discussions, car la négociation est un jeu de compromis.
Par ailleurs dans le cas Camerounais, l’accompagnement du processus par la communauté internationale pourrait se révéler salutaire,

Eric Boniface Tchouakeu, Journaliste Éditorialiste, Conseiller éditorial de panorama papers.
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parce que cette dernière a la capacité de faire pression sur des parties pour obtenir la levée d’éventuels blocages en vue du succès des pourparlers.
Un dialogue réussit conduira nécessairement à la formation d’un gouvernement d’union nationale ou de large ouverture pour implémenter les réformes arrêtées, ensuite des élections.
C’est pourquoi la résolution de la crise anglophone ne peut être faite de manière totale et définitive sans aborder beaucoup d’autres thématiques de portée nationale.


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