L'immeuble siège de la Csph, à Yaoundé.
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Créée le 10 mai 1974 et re-organisée, par décret présidentiel, le 26 août 1998, la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph) veille, de prime abord, à l’approvisionnement régulier du Cameroun en produits pétroliers par trois facteurs, en l’occurrence la modulation de l’offre par le truchement de importations, la prise en charge des suppléments des frais de transport et l’intervention sur les voies d’accès. Autre rôle non des moindres de la Csph dans le secteur pétrolier relevé hier (mercredi, 20 février 2019) par le Directeur général Okie Johnson Ndoh, c’est celui de la saine concurrence entre les opérateurs économiques pour assurer, entre autres, l’équité d’accès des consommateurs aux produits pétroliers, l’égalité d’accès des distributeurs aux capacités de stockage, le contrôle et le suivi des zones en situation de monopole dans l’optique d’éviter les abus de position dominante.

Mais au-delà de cette posture communicante du patron de la Csph, qui tient, d’ores et déjà, à s’ouvrir au grand public, les joutes ont davantage achoppé sur le distinguo observé sur le prix du carburant au Cameroun et celui qui est en vigueur en Guinée Equatoriale, pays voisin dans le giron de la sous-région Afrique centrale. D’après les chiffres recensés, le prix du carburant, au pays de Theodoro Obiang est fixé à 450 Fcfa alors que dans celui du Paul Biya, le litre du carburant coûte 600 Fcfa. Sur le champ, il a été demandé à Okie Johnson et à ses proches collaborateurs d’expliquer la causalité de ce décalage des prix alors que le Cameroun dispose d’un grand bassin de production de pétrole et du carburant. Le Directeur général de la Csph a, à ce propos, tablé sur les singularités socio-géographiques de chaque pays pour constater, manifestement, que la Guinée Equatoriale dispose d’un effectif de la population inférieur à celui du Cameroun, dont les pôles d’approvisionnement en carburants sont plus nombreux que de nos pays voisins. Cette raison n’a guère convaincu des journalistes présents. La seule curiosité de cet échange observée est celle liée à l’absence des partenaires sociaux, à l’instar des leaders des corporations syndicales, très souvent prompts à organiser, chaque qu’une occasion opportune se présente, des mouvements de contestation sociale. Histoire d’exiger la baisse des prix des carburants à la pompe.
A la fin de ces joutes, le patron de la Csph a fait une doléance à la presse nationale et internationale, celle de contribuer à informer les cadres de l’entreprise dont il tient les rênes depuis peu sur les critiques, les remarques, ainsi que sur les suggestions dans le dessein de redynamiser le fonctionnement de ce secteur d’activité fort sensible.
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