Basile Atangana Kouna, Ex-ministre de l'eau camerounais
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Les trois milliards de FCFA, dont il est question, auraient été détournés entre 2006 et 2012, lorsque Basil Atangana Kouna occupait les fonctions de Directeur Général de la Camwater, Société étatique en charge de la gestion des biens et droits affectés au service public de l’eau potable au Cameroun. Le tribunal criminel spécial l’accuse de paiement de débiteurs fictifs. Un rapport d’audit réalisé par le contrôle supérieur de l’Etat révèle que certains hommes d’affaires ayant collaboré avec la Camwater, ont battu en brèche les sommes d’argent qui leurs sont imputés, tandis que d’autres sont inexistants.

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Le TCS accuse également l’ex-DG de la Camwater d’avoir donné un marché public estimé à près d’un milliards de FCFA, à une entreprise dans laquelle il détenait des actions. Là L’infraction est qualifiée d’intérêt dans un acte, et peut renvoyer des sociétés écrans. Le quotidien Mutations qui publie ces chefs d’accusation ce mardi 10 avril, 18 jours après l’interpellation de l’ancien haut commis de l’Etat, fait également savoir que ce dernier a été convoqué mercredi dernier au tribunal de première instance de Yaoundé, centre administratif, où il a été inculpé pour émigration clandestine. Si pour cette inculpation, l’ex-ministre de l’eau et de l’énergie est passible d’une peine de 2 à 6 mois, de l’avis de juriste, pour les faits qui lui sont reprochés au TCS, Basil ATANGANA KOUNA risque un emprisonnement de 10 à 15 ans, voire une peine à vie. L’affaire Basil Atangana Kouna se précise, alors plusieurs autres gestionaires des derniers publics pourraient eux aussi rejoindre le club des prisonniers de lux.

Malgré les récentes menaces du premier ministre, un autre document confidentiel, signé du Délégué général à la sûreté nationale vient de fuité sur les réseaux sociaux. Il fait état d’une quarantaine de personnalités interdites de sortie du territoire national. Les anciens responsables du port autonome de Douala sont en prime, notamment l’ex-PCA Francis Faï Yengo aujourd’hui PCA du Bureau national de l’Etat civil. De nouvelles interdictions de sortie du territoire, qui s’ajoutent à celles signées en mars dernier, pour porter à 60, le nombre d’agent de l’Etat, qui ne peuvent traverser les frontières nationales.


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