Célestin Jamo Djamen et Maurice Kamto (tous deux en prison aujourd'hui), au Balcon du Siège du Mrc.
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Me Christopher Ndong Mveh a rendu public, hier soir (mercredi, 13 mars 2019), un communiqué, lequel consiste à faire savoir à l’opinion publique nationale et internationale que le Mrc n’a programmé, jusqu’ici, aucune marche blanche pour cette journée du 17 mars 2019 dans la capitale politique camerounaise.
Pourtant, depuis hier après-midi, des flyers et des messages contenus dans divers posts de certains militants  ont circulé sur les réseaux sociaux faisant état de ce que le parti de Maurice Kamto annonce de nouvelles marches pour le 17 mars prochain. L’objectif formulé par les concepteurs desdites annonces consiste “à revendiquer la libération de Maurice Kamto, de ses alliés politiques et de tous les militants et sympathisants arrêtés depuis le 26 janvier 2019” Ces flyers font, en outre, état de ce que “des charters de militants et de sympathisants partiront de Douala, Edéa, Bafoussam, Maroua, Ngaoundéré, Bertoua, Bafia, Kribi, Njombé, Nkongsamba, Penja, Bafang, etc pour converger vers Yaoundé”.
Informé de cette annonce ayant enflé la toile et, singulièrement, les fora Facebook et Whatsaap hier après-midi, le Secrétaire général du Mrc  a fait savoir, dans ledit communiqué, qu’il “reste et demeure le seul administrateur du parti et, en cette qualité, demeure le seul habilité à publier les notes et communiqués engageant le parti”. C. Ndong Mveh  appelle, à cet effet, à la vigilance de tous les responsables de base, militants et sympathisants à vérifier toujours l’authenticité des publications sur les réseaux sociaux. “Toutefois, ajoute ce cadre politique, tous les militants et sympathisants du parti ont été mis en état d’alerte permanent dans l’attente du prochain programme des “Marches blanches”, qui est en discussion entre le Mrc, ses alliés et tous les Camerounais qui disent:
***** Non à l’instrumentalisation de la justice pour régler les problèmes politiques;
***** Non au hold-up électoral;
***** Non à la guerre au Nord-Ouest et au Sud-Ouest;
***** Non à la mise à sac des richesses de notre pays par une poignée d’individus sans foi ni loi”.
Somme toute, le patron administratif du Mrc conclut son communiqué, en rappelant que cette formation politique de l’opposition camerounaise exige la libération, sans condition, du président national, de ses alliés, de tous les militants et sympathisants injustement détenus par le régime en place. Depuis 44 jours, M. Kamto et ses partisans sont emprisonnés depuis le 28 janvier 2019 pour avoir organisé ou participé, le 26 janvier 2019, à des marches blanches organisées dans des villes camerounaises, mais interdites par les autorités administratives et réprimées par les forces de l’ordre. Le leader national du Mrc et Cie ont été inculpés pour hostilité contre la patrie, insurrection, incitation à l’insurrection, rébellion, trouble à l’ordre public et attroupement. C’est le 7 mars 2019 que le président du Tribunal de grande instance de Yaoundé Centre administratif a rejeté la sollicitation de la demande de liberté provisoire actée par le conseil du président national du Mrc et ses alliés politiques. Au cours d’une conférence de presse donnée le 8 mars 2019 à Yaoundé, Me Sylvain Souop, chef de file des avocats de M. Kamto, s’inquiétait du rejet de cette requête que ses pairs et lui ont, dûment, formulée et se préoccupait, en même temps, du maintien de certains militants et sympathisants dans les geôles de la prison principale et centrale de Yaoundé. Aussi a-t-il fait le bilan chiffré des détenus. “152 personnes sont encore, a-t-il expliqué ce jour-là, en détention dans la prison centrale et principale de Yaoundé et risquent, pour certains, la peine de mort puisque poursuivis pour hostilité contre la patrie”.
Visite sous tension de Tibor Nagy au Cameroun
La critique des pseudo annonces de programmation des marches blanches du Mrc intervient dans un contexte où le sous-Secrétaire d’Etat américain chargé des affaires africaines va séjourner à Yaoundé le 17 mars 2019 dans le cadre d’une tournée dans les pays de sous-région Afrique centrale. C’est, en réalité, une visite sous haute tension au Cameroun. Alors que le gouvernement camerounais maintient le ton martial et fustige le discours tenu par Tibor Nagy, le 6 mars 2019, sur les antennes de Rfi (Radio France internationale), de France 24 et dans Jeune Afrique sur la crise sociopolitique actuelle et sur la libération de M. Kamto, le “M. Afrique de Donald Trump” suggère, cette fois-ci, l’organisation d’un forum international comme plateforme de discussion dans le dessein de régler cette crise et de créer, autant que possible, un contexte de dégel de l’atmosphère politique au pays de Paul Biya.


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