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Au cours du point de presse qu’il a donné le 09 mars dernier, le ministre de l’Administration territoriale a accusé le quotidien Le Jour d’être à la solde des Ong de relayer des rapports erronés contre les forces de défense et de sécurité diffusés par les Ong aux ordres. La rédaction du quotidien Le Jour tient à faire la mise au point suivante:
:1- Nous sommes un journal. Nous rapportons les faits; c’est-à-dire ce qui existe réellement, indépendamment de notre volonté. Un fait est donc aussi bien un accident, un marché, une guerre, une victoire des Lions, un rapport, qu’un point de presse d’un ministre de l’Administration territoriale. De ce point de vue, occulter un fait parce qu’il est déplaisant ne change rien à sa «nature» de fait. Le taire dans la rédaction du Jour n’empêche qu’il soit rapporté par ces médias étrangers vers qui nos gouvernants courent sans arrêt. Pour ce qui est du choix des sujets au Jour, il obéit à des lois en vigueur dans la profession. Dans le traitement des sujets retenus, nous nous attachons à: faire savoir, faire voir, faire parler, faire comprendre. Et quand il s’agit d’un sujet polémique, nous donnons la parole aux différentes parties. Notre objectif étant de donner au public une information équilibrée pour qu’il se fasse sa propre opinion sur le sujet évoqué.
2- La crise au Nord-ouest et au Sud-ouest n’est pas dans les médias: elle est sur le terrain. C’est donc avec des informations de terrain exactes et vérifiables par des tiers, organisées et publiées selon une stratégie pensée, qu’on peut faire mentir les «rapports erronés» d’une Ong, et non avec des coups de menton. Surtout lorsque, par le passé, on a eu à se dédire sur «un incident» survenu au Mali, à l’Extrême-Nord du Cameroun.
3- Quant à la vénalité dont nous accuse Monsieur le Ministre, nous disons que nous ne publions pas plus aujourd’hui des «rapports erronés» des Ong contre de l’argent, que nous ne l’avons fait hier. Mais nous nous souvenons d’avoir refusé, peu avant la dernière élection présidentielle, de publier, contre beaucoup d’argent, les résultats d’un sondage bidon. Et ce n’était guère quelque Ong conspirationniste qui nous avait sollicités.
4- Avec un certain ministre, le Cameroun n’a effectivement pas besoin d’une Radio mille collines pour s’embraser.
Résumons-nous: les accusations que porte M. Atanga Nji contre le Jour sont grotesques. Nous aurions pu les traiter par le mépris. Mais, comme François Mitterrand, notre mépris se mérite.

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