Lycée bilingue de Deido, des élèves éprouvés.
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J’essaye de me mettre à la place des parents de ce jeune garçon qui attendent le bulletin de notes et qui sont plutôt appelés pour l’indentification de la dépouille de leur fils. Je n’ose imaginer la douleur qui est la leur. De même on peut imaginer le désarroi et le traumatisme des autres élèves ainsi que le sentiment d’insécurité qui anime désormais tous les autres parents.

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Le pays tout entier semble consterné par cette scabreuse histoire. Un jeune garçon a perdu la vie au sein d’un établissement scolaire public où il est censé être en sécurité. Les récriminations portées à l’endroit du Lycée Bilingue de Deido peuvent donc trouver ici tout leur fondement. Je ne parlerai pas ici de l’attitude inqualifiable du personnel de santé de l’hôpital de District de Deido, qui en violation de toutes les règles éthiques, a filmé et publié les images d’un jeune garçon se battant entre la vie et la mort. J’ose espérer que le Ministre de la Santé Publique qui a déjà vivement condamné ce comportement, saura prendra les mesures qui s’imposent.

Cependant je pense que nous devons aussi interroger notre responsabilité en tant que parents. Qu’un élève s’introduise au lycée avec un couteau dans son sac et ait suffisamment de courage pour poignarder mortellement un de ses camarades interroge forcément le type d’éducation qu’il a reçu. Eh oui ! L’école a le devoir d’INSTRUIRE nos enfants mais leur EDUCATION nous incombe. C’est à la maison que l’enfant doit apprendre à dire bonjour, merci, s’il vous plait Etc. C’est à la maison qu’il doit apprendre à respecter autrui et particulièrement les ainés. C’est à la maison qu’on lui apprend que les chosent valent, non pour ce qu’elles coûtent mais plutôt pour ce qu’elles représentent. C’est à la maison qu’on lui apprend les valeurs cardinales de la vie en société que sont le respect, l’empathie, la tolérance, le travail, la persévérance, la générosité j’en passe et des meilleurs.

Pourtant, il est de plus en plus courant aujourd’hui d’entendre les parents dire : L’enfant là m’a déjà dépassé. Aujourd’hui de plus en plus nous nous débarrassons littéralement des enfants en les envoyant à l’école. Nous cédons à tous leurs caprices en leur offrant tout ce qu’ils demandent. Une fois qu’ils sont inscrits nous ne nous rendons jamais à l’école pour discuter avec leurs encadreurs.

Paul Mahel, Journaliste. Equipe de communication du mouvement “Now”

Nous n’assistons pas aux réunions des parents d’élèves, trop occupés que nous sommes à aller boire un verre avec les copains ou à aller à la réunion. Nous ne discutons pas avec les enfants et du coup nous ne les connaissons pratiquement pas. Résultat, ce garçon qui a perdu la vie et son meurtrier auraient pu être les enfants de chacun d’entre nous ; et donc pour moi la question que nous devrions tous nous poser est celle-ci : QUEL GENRE DE PARENT JE SUIS ?


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