Président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, Mrc
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Quelques jours après l’incident malheureux de Sangmelima, Maurice Kamto donne la position officielle de son parti. Celle-ci est contenue dans une déclaration signée le 13 octobre dernier. A l’entame de cette sortie, l’homme politique adresse ses condoléances à la famille du jeune conducteur de moto, dont l’assassinat est à l’origine des incidents. Il demande notamment qu’une enquête soit ouverte et que «le (s) coupable (s) soi(en)t sévèrement puni (s)».

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Il regrette aussi le caractère ethnique de la chose. «Les émeutes de Sangmelima sont d’autant plus choquantes qu’elles ont un caractère ethno-communautaire. Elles ont en effet, visé les communautés dites Bamoun, Bamiléké et du septentrion. Elles se sont déroulées pendant deux jours sous le regard passif des forces de sécurité et face à des autorités administratives inefficaces ou dépassées», dénonce celui-ci.

Confiance

«Rien ne peut justifier un tel déchaînement de violence haineuse contre des communautés ciblées. Si chaque crime sur un individu devait entraîner partout des représailles envers la communauté dont est originaire son auteur, notre pays serait à feu et à sang». Evoque le candidat malheureux à la présidentielle de 2018.

Selon lui, les émeutes de Sangmelima interpellent sur l’urgence de mettre sur pied les fondements d’un véritable sentiment d’appartenance à une même nation. «Cette situation, rappelle combien les Camerounais ne se font plus confiance. Mais plus grave, ils perdent le sentiment d’appartenance à une même nation et de partage d’une communauté de destin». Conclut l’homme politique.


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