Lycée Bilingue de Deido, façade principale.
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Les actes effroyables et meurtriers qui ont meublé l’année scolaire 2018-2019 continuent de hanter les esprits des acteurs de la chaîne éducative (parents, enseignants et élèves). Les établissements scolaires  étaient devenus les lieux de tous les dangers. L’on se souvient encore de la mort tragique du jeune Blériot Tsanou qui a rendu l’âme le 29 mars dernier à l’hôpital de district de Deido, après avoir été poignardé par son camarade de classe au sein même du lycée bilingue de Deido où il était inscrit, alors que les élèves recevaient leurs bulletins de notes de fin du second trimestre avant d’aller en congés de pâques. Comment oublier que c’est toujours dans cette institution située au cœur de la capitale économique, qu’un élève âgé d’environ 13 ans et inscrits en classe de 6ème, avait révélé à son surveillant de secteur le 14 février dernier, qu’il a été copieusement sodomisé par un groupe de deux élèves inscrits dans le même établissement en classe de uppersixth arts (terminale dans le système francophone).

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Comment ne pas se souvenir que dans le même sillage, et pratiquement dans les mêmes circonstances sauf que cette fois ci c’était à Yaoundé, qu’un élève âgé d’environ 18 ans et inscrit en classe de terminale au collège « Sophia » a poignardé à mort son camarade de classe le 23 novembre 2018. Le mal étant transversal et commun à toutes les écoles sur l’ensemble du territoire national, l’on a encore réminiscence qu’un élève de terminale du collège privé voltaire de Bafoussam a également été poignardé à mort le 18 mars de la même année. Tout comme personne ne peut oublier qu’un groupe de 26 élèves soit 13 garçons et 13 filles (inscrits au lycée classique de Bafoussam, au lycée bilingue de Bafoussam, au complexe polytechnique bilingue privé laïque Tama (Copobit) au lycée de Toungang) ont été surpris nus et en pleins ébats sexuels (dignes des films érotiques) le 27 janvier 2019 dans une maison familiale au quartier Djimoun. C’est dire à quel point le mal était profond et qu’il fallait percer l’abcès. Si les multiples investigations menées sur le terrain n’ont eu pour seule explication à ces dérives, la consommation de la drogue par les jeunes élèves, il devenait donc urgent de passer à l’action pour barrer la voie à ces actes barbares dans les établissements scolaires.

C’est dans ce cadre que le Bureau central de recensement et des études de la population (Bucrep), a lancé depuis le 31 octobre dernier, une enquête pilote dans 6 régions du pays pour lutter contre la consommation de la drogue, du tabac et l’alcool en milieu scolaire. Cette initiative qui va s’étendre jusqu’au 15 novembre prochain, va permettre à l’équipe du Bucrep de toucher environ 5.000 élèves dans 84 établissements secondaires des villes de Yaoundé, Douala, Bafoussam, Buéa, Ebolowa et Garoua. Il est question au cours de cette enquête, de comprendre pourquoi les jeunes se livrent à la consommation de ces substances psychotropes et les sensibiliser sur les méfaits de la drogue et de tout autre stupéfiant dans l’organisme. Il faut rappeler que cette campagne vient s’ajouter aux mesures prises par certains responsables des établissements notamment par l’illustration des écriteaux estampillés « espaces non fumeurs » ou alors « interdit de fumer » sur les murs et dans l’enceinte des écoles. Tout comme les vigiles procèdent aux fouilles systématiques des élèves avant leur admission en salle de classes.


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