Joseph Beti Assomo, Ministre camerounais de la défense
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Arrivé à la tête ce ministère en octobre 2015, cet homme né le 17 août 1959 a cherché dès les premiers jours à imprimer ses marques. D’abord le divorce avec certains ‘’proches » qui l’entouraient quand il était gouverneur du Littoral. Ensuite, la réduction des poches de dépenses jugées inutiles.

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Ce qui suscite forcément la colère au sein de la Grande muette, jusque-là habituée à une gestion opaque et gabe-gique. « La scène s’est passée au cours de la réunion de sécurité que présidait le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (…) dans la salle de conférence de son département ministériel (vers fin août). Y prenaient part, outre les hauts responsables centraux et extérieurs civils et militaires de ce ministère, le Minat, le Dgsn, le Cemp/Prc, le Dgre et le Dsp. »

« Prenant la parole après le propos liminaire du Mindef, le général de corps d’armée René Claude Meka, le chef d’état-major des armées (Cema), a vertement tancé le Mindef, auquel il a reproché de s’immiscer maladroitement dans les opérations militaires en s’adressant directement aux échelons subordonnés. Cette situation, a poursuivi le Cema, n’est pas étonnante car le Mindef, a-t-il expliqué, a choisi de s’entourer des gens qui ne maitrisent pas le travail et qui n’ont aucune connaissance de l’armée », apprend-on d’un document interne qui a fuité.

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On y apprend également que les rapports entre le Cema et le Mindef sont de plus en plus ‘’ exécrables », René Claude Meka cherche toujours à « humilier » Beti Assomo « qui se contente d’un rire forcé pour faire bonne figure. » A l’époque de l’ancien Mindef qui connait des ennuis judiciaires, le Cema allait le rencontrer en tête-à-tête.

Mais au sein du Mindef, explique-t-on, le vrai problème réside dans la rigueur dans la gestion financière que le Mindef a introduite, le pays dépensant 6 milliards de Fcfa par mois selon le Fmi pour supporter la guerre dans les coins chauds de la République. En réalité, la réduction des dépenses inutiles et des malversations constituent valent au Mindef d’être vu d’un mauvais œil par les adeptes de ces pratiques qui se recrutent au sein de la haute hiérarchie militaire.


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