Le Général Assoualai Blama, Commandant du défilé. L'un des tous premiers formateurs du Bir.
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Le boulevard du 20 mai où se déroule la partie la plus symbolique de cette célébration porte le premier problème: le scandale de la réfection de la tribune chaque année à des montants faramineux!!! Le plus con des individus se demanderait pourquoi on n’a pas pu construire une tribune définitive en matériaux définitifs depuis 47 ans. “C’est un business du génie militaire. Il sera difficile de savoir exactement à combien cela revient“, lance une source très proche de l’armée camerounaise.

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Il y a aussi que tous les militaires impliqués dans cette célébration partout dans l’ensemble du territoire national ce jour, sont en mission depuis les entraînements au défilé, et devront toucher de l’argent en  guise de frais y afférents. Sans compter les nouvelles tenues, chaussures et bérets etc… Tout ça au frais du contribuable et pour faire plaisir à un individu! Bref. Pour cet aspect, on peut ne pas tenir rigueur aux Hommes en tenue, puisque c’est leur fête.

L’autre scandale budgétivore de cette fête c’est la reception au palais de l’unité. Une cérémonie dont l’organisation s’élève à des milliards; mais pas plus que la réfection du boulevard du 20 mai, selon une source proche du palais de l’unité. Et pourtant, en tant que nation, nous devons à chaque fois nous poser la question de savoir: que gagnera le peuple dans tout ce que nous faisons?

Ce peuple qui défile chaque année depuis plus de 40 ans derrière l’armée; mais qui sera brutalisé quelques minutes après par les mêmes militaires pour de banales affaires. Ce peuple martirisé qui vient chanter les gloires de Paul Biya devant les diplomates et qui quelques secondes après le passage devant le vieux dictateur sera incapable de trouver un verre d’eau à boire. Ce peuple qui se trouve de nos jour dans la forêt pourchassé par les sécessionistes pour les uns et par les militaires pour les autres; du moins si nous nous en tenons à la plaidoirie de certaines Ong devant le conseil de sécurité de l’Onu. Ce peuple instrumentlisé et mené en bateau par des dirrigeants sans foi ni loi; dont l’image ci-dessous illustre à suffisance les conditions dans lesquelles il tire le diable par la queue.

20 mai 2019, des militants Rdpc se voilant le visage de peur d’être démasqué par les sécessionnistes

Et bien, pendant qu’à Yaoundé on peut défiler tranquillement et casser du champagne, deux régions du Cameroun sont invivables. Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas été en mesure de célébrer cette fête aux rabais et consacrer une bonne partie de ce budget à nos compatriotes qui se retrouvent dans l’indigence aujourd’hui contre leur gré?

Il n’existe pas de mots suffisants pour décrire ce qui se passe au Cameroun ces dernières années, et que le pouvoir de Yaoundé, comme si de rien n’était, s’entête dans son arrogance à célébrer cette soit disante fête de l’unité au budget ronflant.

Mais de quelle unité parle-t-on lorsqu’il existe un peuple de mécontents et un peuple qui a tout confisqué? Peut-on parler d’unité lorsque le mérite à foutou le camp dans un pays où la corruption et le tribalisme sont érigés en mode d’ascension sociale. Paul Biya est-il sérieux lorsqu’il s’est réveillé ce matin pour souhaiter une bonne fête aux Camerounais?


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