Dr. Chemuta Divine Banda: Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés, Cameroun
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Ces derniers se désolidarisent de la position de leur président sur la gestion de la crise sociopolitique dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest.
La manière avec laquelle le gouvernement camerounais gère la crise dite anglophone vient de créer deux camps opposés au sein de la commission nationale des droits de l’homme des libertés (Cndhl). La division de cette commission s’est grossièrement fait sentir, devant la presse nationale, qui couvrait le lancement officiel des travaux de la 26e session du Cndhl. Dans son discours d’ouverture des travaux, le docteur Chemuta Divine Banda, le président de cette commission, s’est fait brutalement couper la parole par son vice-président, le professeur James Mouangue Kobila. Le président de la commission faisait savoir que les travaux de la session porteront entre autres sur la crise anglophone, quand il a été interrompu par son vice-président. Sans ménagement ni protocole, ce dernier lui a posé la question de savoir si c’est au nom de la commission qu’il avait écrit au président de la République pour déplorer la façon avec laquelle le gouvernement gère la crise sociopolitique dans la zone anglophone.
En effet, dans une lettre ouverte datant du 22 mars 2019, le président de la Cnshl s’était adressé au président de la République au sujet de la crise anglophone. Dans cette correspondance, il laissait entendre que la situation sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest profite à certaines personnes, même si leur identité n’est pas dévoilée. « Certaines personnes profitent de la crise et pourtant celle-ci engendre des dommages incommensurables à l’ensemble des populations », avait-il affirmé, avant de prévenir que la situation pourrait empirer si des mesures conséquentes et urgentes ne sont pas prises pour inverser la tendance.
Positionnement au sein de la commission des droits de l’homme, la Guerre est ouverte
Répondant à la question posée par son vice, le président de la Cndhl dit qu’il a parlé au nom de la commission, puisque son statut le lui permet. Réponse qui a soulevé des éclats de voix dans la salle des conférences de ladite commission à Yaoundé. Les uns s’élevant en soutien au président, et d’autres prenant le partie du vice-président.
Il faut dire que la position du vice-président de la commission des droits de l’homme est plutôt favorable au régime de Yaoundé. C’est la raison pour laquelle, lui et certains membres de la commission désapprouvent la lettre ouverte de leur président.
Mais suivant certaines indiscrétions, le Dr Chemuta Divine Banda dont le mandat arrive à terme en octobre 2019 fait en ce moment l’objet de vives contestations de la part de certains de ses membres, notamment son Secrétaire général. Des combats qui consistent à faire patte blanche aux yeux du gouvernement, dans l’optique d’être nommé président.
Toujours selon nos sources, la fronde entretenue par le vice-président aurait un but externe à la commission. L’expression de cette loyauté au gouvernement couvrirait la convoitise d’une haute fonction universitaire. Le Pr Jaimes Mouangue Kobila aspirerait à être nommé recteur d’université, lui qui est l’actuel vice-recteur de l’université de Douala.

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