Quelques candidats à la présidentielle camerounaise de 2018, ---Images d'archives--
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Depuis cette date en effet, en terme d’animation majeure, tout ou presque est structuré au tour de deux pôles.
L’on a d’un côté, le pouvoir exercé à titre principal par le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, ultra majoritaire dans le pays au regard des résultats électoraux officiels et les partis politiques alliés dont certains sont représentés au gouvernement comme l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (Undp), l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Progrès (Andp), le Front National pour le Salut du Cameroun (Fsnc) , ou le parti des Patriotes Démocrates pour le Développement du Cameroun (Paddec).
De l’autre côté, on a le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) et ses alliés, essentiellement les partis ou mouvements associatifs qui ont soutenu la candidature de Maurice Kamto, leader du Mrc, arrivé officiellement deuxième à la présidentielle.
Après avoir revendiqué dans un premier temps la victoire à ce scrutin, Maurice Kamto a ensuite engagé une véhémente contestation des résultats officiels de cette élection à travers des actions juridiques, dont l’une est encore en cours devant l’Union Africaine ;et des actions politiques comme la mise en œuvre de ce que le Mrc appelle « le plan national de résistance » pour notamment dénoncé ce que le parti qualifié de « hold-up électoral .»
Ce plan de résistance a conduit à l’organisation des marches dites « blanches » le 26 janvier 2019 dans plusieurs villes du Cameroun et à l’étranger et ont entraîné les arrestations du leader du Mrc, ses principaux alliés et plusieurs dizaines de militants et sympathisants.
Un véritable feuilleton judiciaire s’en est suivi. D’ailleurs le procès d’une centaine de personnes s’est ouvert le 06 septembre 2019 devant le Tribunal Militaire de Yaoundé.
Le bras de fer Pouvoir-Mrc focalise ainsi l’attention des médias et de l’opinion depuis lors. D’autres formations politiques dans un pays qui comptent environ 300, peinent à être audible et à donner une grande visibilité à leurs actions.
Cela peut s’expliquer par le fait que malgré la floraison des partis politiques, seule une vingtaine animait réellement et de façon régulière la scène politique.
Il y a aussi au sein de l’opinion, les soupçons de connivence avec le pouvoir au profit du maintien ce dernier, qui pèsent sur des anciens partis traditionnels de l’opposition et leurs leaders ou qui se présentent comme tel.
S’agissant par exemple du Social Democratic Front(SDF), première formation de l’opposition de 1992 jusqu’à la présidentielle de 2018, en plus de ces soupçons, il y a la crise anglophone qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest depuis trois ans, qui semble avoir décimé sa base électorale.
Le fait pour le parti de n’avoir pas réussi à faire évoluer positivement les choses à travers des choix et actions politiques entrepris pour la résolution de ce conflit, a provoqué la chute de sa côte au sein de son électorat traditionnel et dans l’opinion.
En tout cas, tout se passe aujourd’hui comme s’il n y a plus que deux solutions qui se présentent aux Camerounais en ce qui concerne les options liées à la gestion du pouvoir : le choix du statut quo qui suppose le maintien du régime en place, ou le choix du changement c’est-à-dire de l’alternance incarné par le Mrc,

Eric Boniface Tchouakeu, Éditorialiste, et conseillé éditorial de Panorama papers.
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crée seulement en 2013, dont le leader s’est positionné comme étant la principale alternative au Président Paul Biya, 86 ans et au pouvoir depuis 1982.
Difficile pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas se ranger dans l’un de ses deux camps, de pouvoir émerger au plan national dans l’environnement actuel tout au moins à court terme.
En attendant de voir si la présente perception du jeu politique peut se traduire dans les urnes, il faut néanmoins admettre qu’on est encore loin du bipartisme au Cameroun tel que vécu aux Etats-Unis et au Royaume Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord


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