John Fru Ndi, Président du SDF
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Le Chairman Ni John Fru Ndi et ses pairs rappellent, de prime abord, à la communauté nationale et internationale que le Cameroun connaît une guerre civile dans les zones anglophones. D’après le leader national du Sdf et ses congénères du Nec, Paul Biya est le principal responsable de cette guerre, qui avait été déclarée le 30 novembre 2017 à l’aéroport international de Nsimalen lors de son retour d’un voyage officiel à Abidjan. Pour la principale formation politique de l’opposition camerounaise, cette déclaration de guerre a déclenché une spirale de violence inouïe aux conséquences désastreuses, à savoir les assassinats, kidnappings, torture, incendies des écoles et des hôpitaux, villages complètement rasés, des dizaines de milliers de déplacés internes. Le Sdf ajoute que ces répercussions participent,, paradoxalement, à accréditer l’agenda secret d’assimilation des anglophones et, singulièrement, celui d’annihilation de leurs systèmes éducatif et judiciaire du Common law.
A cause de cet état de choses, il incombe au Chef de l’Etat, recommandent les membres du Nec, “de mettre un terme à cette guerre civile et de créer un environnement propice pour une rentrée scolaire effective en septembre prochain. De plus, ils demandent à P. Biya de créer des conditions favorables à la tenue des futures élections locales”. “Faute de quoi, insistent-ils, le Sdf se trouvera dans l’obligation de suspendre la participation de ses parlementaires à la session de novembre 2019 aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au sénat”. Au cas où le chef de l’exécutif convoque le corps électoral en fin d’année dans ces circonstances, la principale force politique de l’opposition ne participera pas, car ces scrutins conduiront, inéluctablement, à la scission définitive du pays en deux entités territoriales distinctes. Le Sdf lance donc un appel aux sénateurs, députés et aux conseillers municipaux du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dans les régions du Nord-Ouest et du sud-ouest, qui affichent, jusqu’ici, une indifférence et apportent leur soutien au pouvoir autoritariste de Yaoundé de cesser d’instrumentaliser le problème anglophone à des fins égoïstes et politiciennes, et dont le gouvernement inflige les frustrations et affres sur les populations locales qu’ils prétendent représenter légitimement.
Tout en reconnaissant l’existence du problème anglophone, qui a, malheureusement, incité les sécessionnistes à prendre les armes, le Sdf les exhorte à faire preuve de retenue et rappelle aux francophones que la crise sociopolitique contemporaine est une cause nationale qui, si elle n’est pas résolue dans l’urgence et de manière efficace et efficiente, conduira à une séparation irréversible du Cameroun.


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