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ven, 29 Mai 2020
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Cameroun > Général Valsero : “Tout le monde se sert du Cameroun pour être quelque chose dans la vie”

L’artiste se dit déçu par le comportement de ses compatriotes qui ont été « zombifiés » par leurs dirigeants.

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Le rappeur Gaston Abe Abe, alias Général Valsero, était ce vendredi, sur une radio privée émettant depuis Douala. A l’occasion, l’artiste se dit déçu par le comportement de ses compatriotes « zombifiés » par leurs dirigeants. « J’ai un ressenti de colère aujourd’hui contre ces Camerounais qui ont été tellement zombifiés qu’ils se lèvent contre leur liberté. Ils se lèvent contre leurs propres intérêts. Ils se lèvent pour aller au bar. Aujourd’hui, les Camerounais sont condamnés à mort par leur propre gouvernement», constate-t-il.

Egoïsme des camerounais

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Evoquant la non-participation du Mrc aux dernières consultations électorales, le rappeur dénonce l’égoïsme des Camerounais. Des personnes qui, selon lui, suivent le MRC pour des intérêts égoïstes. « C’est déjà très bien pour moi d’être Général. Pourquoi chercherais-je donc à devenir un vulgaire député, un vulgaire maire..? Tout le monde se sert du Cameroun pour être quelque chose dans la vie. Regardez Jean de Dieu Momo qui est devenu ministre. Bon Dieu mais regardez-le franchement ». Pense l’artiste engagé.

Les Opposants camerounais n’aiment pas les camerounais

Selon Général Valsero, le gouvernement Camerounais n’aime pas les Camerounais. Pareille pour l’opposition Camerounaise. « Les opposants Camerounais n’aiment pas les Camerounais. Au lieu que l’opposition travail pour parvenir à une alternative réelle, chacun cherche ses intérêts », dit-il.

L’artiste est par ailleurs revenu sur son incarcération survenue le 26 janvier 2019. En prison, relève-t-il, je me suis dit que c’est dur d’être Camerounais, c’est honteux d’être Camerounais. « Ça m’a fait mal qu’on m’accuse d’insurrection. Je me dis tous les jours que ça ne vaut pas la peine de se battre pour les Camerounais. Raison pour laquelle je me bats pour le Cameroun », ajoute l’auteur du titre à succès : « lettre au président ».


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