Ni John Fru Ndi, Président du (Sdf), Social democratic front.
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Le Snjc demande au parti de Ni Jhon Fru Ndi de présenter des excuses publiques aux journalistes camerounais, pour les avoir traité de corrompus, à quelques jours de la célébration de l’édition 2019 de la journée mondiale de la liberté de la presse.
Les journalistes camerounais, notamment ceux regroupés au sein du syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc), sont très remontés contre le Social Democratic Front (Sdf) la deuxième formation politique du pays. Le syndicat estime que tous les journalistes du pays ont été copieusement insultés par un cadre de ce parti, lors des activités en prélude à la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse.
En effet, le député Joshua N. Osih, premier Vice-Président du Sdf, a dans un communiqué relatif à l’enlèvement de son président de parti Ni Jhon Fru Ndi, tenu des propos injurieux: « On peut ainsi lire dans ce communiqué de presse qu’“Il nous est par ailleurs revenu qu’une réunion d’urgence s’est tenue dans la nuit de samedi à dimanche à Yaoundé entre un haut commis de l’État, des pontes du parti État et des patrons de presse à l’effet de banaliser ou tourner en dérision l’enlèvement du chairman Ni John Fru Ndi, comme si le parti avait besoin d’attendre l’enterrement de deux de ses cadres à Kumbo et à Douala pour procéder à une telle ignominie. Des journaux montés et achetés seront mis à contribution pour verser dans le dénigrement puisqu’ils ne sont pas à leur première commande passée dans ce sens. Ces journaux de commande gagneraient à aller se renseigner auprès du Ministre de la défense, du gouverneur de la région du Nord-ouest, de celui du sud-ouest pour savoir si les attentats perpétrés contre leurs différents convois dans ces deux régions n’étaient que des simulacres d’attaques.
La commande à coups de billets de banque ne saurait justifier des publications odieuses qui ternissent l’image du noble métier de journaliste. Ainsi que l’activité de presse en général. Le peuple camerounais ne sera en toute évidence pas surpris des dictées préparées de ces journaux dans leur parution de début de semaine prochaine”, écrit le député Sdf.
Pour le Syndicat National des Journalistes du Cameroun, ces propos représentent des attaques et insultes injustifiées contre la presse et les journalistes. Bien plus, le syndicat dit que Joshua N. Osih, qui serait par ailleurs un médium aurait même lu dans les intentions des médias et des journalistes et annoncé les contenus des journaux de ce début de semaine. Pour Charles Ngah Nforgang, le secrétaire National à la Communication et aux Alertes du Snjc, Il ne s’agit ni plus, ni moins qu’un procès en sorcellerie.
Ainsi, le Snjc appelle les médias et les journalistes à ne pas céder à cette tentative d’intimidation du Sdf et à continuer à s’intéresser à ce sujet qui est digne d’intérêt. Le Syndicat attend des excuses solennelles du Sdf et appelle ses membres à être prêts à respecter le mot d’ordre qui leur sera donné au cas où ce parti continuera à railler la presse et les journalistes.

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