Paul Biya dans un bureau de vote. Le Cameroun n'est plus crédible face aux partenaires internationaux
Partager
  • 3
    Partages

Eric Boniface Tchouakeu, Editorialiste et conseillé éditorial panorama papers
Eric Boniface Tchouakeu, Editorialiste et conseillé éditorial panorama papers

Mention de cet article est faite dans le document en circulation sur les réseaux sociaux qui est une lettre du Président de la République adressée au Président du Sénat en vue de la consultation du Bureau de la chambre haute du parlement dans la perspective de la prorogation d’une année supplémentaire du mandat des députés. Ces derniers ont été élus le 30 septembre 2013 et leur mandat de cinq ans, démarré le 29 octobre de la même année arrive normalement à expiration le 29 octobre 2018.

la RTS, la radio des majors. Notre radio partenaire, fête ses 20 ans de service public

Dans le courrier « de consultation » adressé au Président du Sénat, le Président de la République souligne que « le chevauchement » des opérations électorales relatives aux législatives et à la présidentielle attendues à la même période rend difficile l’organisation matérielle des législatives. En attendant d’être définitivement fixé dans les prochains jours sur le glissement ou pas du calendrier des législatives, il faut relever qu’on pouvait à la fois prédire leur organisation à l’échéance prévue tout comme leur report. En couplant les élections des députés et celles des conseillers municipaux le 30 septembre 2013, tous élus pour un mandat de cinq ans, on se serait attendu pour des raisons d’économie que les législatives et les municipales soient combinées à la présidentielle en 2018 ; puisqu’elles peuvent théoriquement être organisées le même jour.

De même, personne n’ignore les dispositions constitutionnelles et légales qui offrent la possibilité au Président de la République de reporter les législatives et même les municipales, jusqu’à 18 mois au plus s’agissant des dernières élections citées. Des observateurs et des acteurs de la scène politique étaient de plus en plus nombreux à envisager le report des législatives, qui devrait en toute logique politique, entraîner celui des municipales. Au delà du « chevauchement »du calendrier des élections, la crise économique qui touche la zone de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale(Cémac) et la crise sécuritaire dans les Régions de l’Extrême-Nord, l’Est, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest , auxquelles le Cameroun est confronté, pouvaient aussi provoquer le report des législatives et les municipales.

Au demeurant, si ces scrutins sont repoussés, cela signifie que seules 22 formations politiques qui ont actuellement des élus, seront théoriquement en mesure de présenter des candidats à la présidentielle cette année ; élection qui légalement ne peut être reportée. Evidemment, les débats sur la légitimité des conseillers municipaux et les députés referont surface dès la fin du mois d’octobre 2018. Néanmoins, il est possible que l’Etat subisse dans son organisation des grands changements dans les prochains mois et si tel était le cas le report des législatives et des municipales pourrait s’avérer salutaire.


Partager
  • 3
    Partages

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here