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Des morts sous les décombres, les maisons écroulées et avalées par la terre, de nombreuses familles en larmes, c’est le visage hideux et nauséabond de l’effondrement de terrain survenu à Gouache IV, bloc VI, dans l’arrondissement de Bafoussam 3e, région de l’Ouest, dans la nuit du 28 au 29 octobre dernier. Informé de la situation tragique et sur instruction du président de la Republique, une délagation ministérielle a effectué une descente sur le terrain à l’effet de faire un état des lieux. Ainsi, la ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji et le ministre de l’Habitat et du développement urbain, Célestine Ketcha Courtes sont allés à Bafoussam réconforter les populations en détresse.

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Après l’éboulement du quartier Gouache, voici le bilan qu’ils dressent ainsi que les premières mesures prises par le gouvernement. Actuellement, 42 morts ont déjà été extirpés des décombres parmi lesquelles, 6 hommes adultes, 10 femmes adultes y compris 4 femmes enceintes, 11 enfants garçons et 15 enfants filles. Il faut souligner que 1 homme et 1 femme ont perdu la vie avec leurs enfants dans cette catastrophe naturelle. Cependant, seulement 36 corps retrouvés ont été formellement identifiés soit 6 non identifiés. Pendant  que les recherches se poursuivent, le Minat a annoncé que  l’Etat prendra en charge tous les frais et que les responsables des hôpitaux ne doivent rien demander aux familles endeuillées. Dans cette même veine, le ministre de la Décentralisation et du développement local, Georges Elanga Obam, a instruit le déblocage d’un montant de 25 millions de Fcfa à remettre à la commune de Bafoussam en vue de régler les frais relatifs au drame.

Par ailleurs, une nouvelle mission interministérielle instruite par le Premier ministre est à Bafoussam ce mercredi 30 octobre 2019 composée du ministère de l’Agriculture et du développement rural et du ministère de la Santé publique. En attendant les résolutions de la réunion de crise qui se tient actuellement avec les populations et les membres du gouvernement, un rapport détaillé devra être présenté au Premier ministre pour d’autres mesures. Mais il sied d’indiquer que les populations qui résident encore dans cette zone à risque, sont appelées à déguerpir parce qu’ il y a risque d’un nouvel éboulement à cause des pluies diluviennes qui ne cessent de s’y abattre. Maintenant la difficile équation à résoudre, c’est celui de leur recasement.


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