Cardinal christian tumi
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Quel commentaire faites-vous, après avoir suivi le discours du chef de l’État qui annonce dès la fin de ce mois, la convocation d’un dialogue national visant à mettre un terme à la crise anglophone?

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Je suis satisfait de ce discours. Bien avant ce discours, j’ai dit à des gens que si le président de la République ne convoque pas cette rencontre nationale pour résoudre définitivement le problème anglophone, il n’aurait rien dit. Or il en a longuement parlé. Moi je suis très content.

Qu’est-ce que vous attendez concrètement de ce dialogue?

Je ne peux prédire ce à quoi va aboutir le dialogue tel qu’annoncé. Notre groupe, c’est-a-dire la AGC (Anglophone General Conference,ndlr) a déjà analysé la situation. Nous allons remettre les conclusions de nos travaux au Premier ministre qui va présider cette rencontre nationale. Nous avons produit un document de 400 pages dactylographiées et nous allons le lui remettre pour qu’il soit au courant de ce que pensent près de mille anglophones de l’autre coté.

Le dialogue que le président de la République convoque ne concerne pas seulement les anglophones, mais tout le Cameroun…

Mais principalement les anglophones. Il l’a lui même souligné. Il sait que c’est important. Vous savez que plus de 2/3 de son discours était basé sur la situation dans le Nord-ouest et e Sud-ouest. C’est évident que ça concerne surtout les Régions anglophones.

Dans son discours, le chef de l’État assure également qu’il n’est pas question de faire place à l’impunité, alors que certains séparatistes revendiquent encore la libération de leurs leaders. Qu’en pensez-vous?

Non, Non, Non! On ne peut pas accepter l’impunité. Le désordre ne peut pas être accepté. Que ceux d’entre, qui vont à l’encontre des lois du pays se laissent juger par ces mêmes lois.

Êtes-vous disposé à participé à ce dialogue?

Si on juge que je peux apporter une contribution, j’accepterai volontiers d’y prendre part.


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