Maurice Kamto en compagnie de ses principaux lieutenants le 26 janvier 2019.
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Maurice Kamto, Albert Dzomgang, Chritian Penda Ekoka, Alain Fogue Tedom, Célestin Djamen, Abe Abe alias Valsero, Paul Eric Kingue et Michèle Ndocki resteront incarcérés à la prison centrale de Yaoundé. La justice affirme que des charges suffisantes sont réunies contre ces prévenus, car ils sont soupçonnés d’avoir « commis les faits d’insurrection, hostilité contre la patrie, rébellion, réunion et manifestation en groupe, attroupement à caractère politique, complicité d’outrage au Président de la République, complicité de dégradation des biens publics, complicités de destruction de biens publics ou privés ».

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D’après le code pénal camerounais en son article 102, est coupable de trahison et puni de mort, tout citoyen  » qui participe à des hostilités contre laRépublique; favorise ou offre de favoriser lesdites hostilités. L’hostilité contre la patrie est donc théoriquement, passible de la peine de mort au Cameroun, même s’il est vrai que cette dernière n’est plus appliquée depuis plus de 30 ans.

Maurice Kamto, 64 ans, avocat de renom et ancien ministre, est arrivé deuxième à la présidentielle d’octobre 2018 (14,23% des voix), loin derrière Paul Biya réélu pour un septième mandat consécutif (71,2% des suffrages).

depuis lors, Il qualifie la victoire de son rival âgé de 86 ans dont 36 au pouvoir, de « hold-up électoral » et, a plusieurs fois appelé à des marches de protestation interdites par le pouvoir.

Pour le cas de l’avocate Michèle Ndocki présidente du directoire des femmes du Mrc, la justice lui reproche également d’avoir commis des faits de tentatives d’émigration clandestine alors qu’elle était dans le viseur de la justice. Elle ne s’est pas soumise « aux contrôles de la police des frontières », mais tenté de »sortir du Cameroun à destination du Nigeria. « Un commencement d’exécution à savoir, le fait de s’être retrouvée à la frontière du Nigeria à Idenau dans une embarcation, cagoulée et qui n’a marqué son effet que suite à une cause indépendante de sa volonté en l’occurrence son interpellation future par un fonctionnaire de la police en service au poste frontière de la sûreté nationale d’Idenau.

Le 28 janvier denier, deux jours après avoir été à l’initiative des manifestations contre le pouvoir de Yaoundé, l’opposant Maurice Kamto avait été arrêté avec ses alliés politiques à Douala.


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