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Par conséquent, des écarts criards d’ordre politique, éthique et idéologique ne sauraient se justifier en notre sein.

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Les camerounais ne sont pas des pantins. On ne peut pas prétendre être leader d’une plateforme qui a présenté un candidat à la dernière élection présidentielle, lequel candidat était porteur d’un projet de société dont l’un des piliers phares est le fédéralisme, on ne peut pas avoir appelé les camerounais à voter pour un tel candidat aux convictions fondamentalement fédéralistes et être paradoxalement autant décalé sur le sujet. Traitant tous azimuts de secessionnistes tous ceux qui n’adhèrent pas au conservatisme et au statut quo actuel du régime.

Le respect dû aux camerounais et notamment aux militants et sympathisants de la Plateforme pour la Nouvelle République requiert de monsieur le maire, Jacques Maboula Mboya, qu’il en tire toutes les conséquences politiques qui en découlent et qu’il veuille bien décharger notre plateforme de ses orientations propres qui ne font plus bon ménage avec l’option de réformes institutionnelle et constitutionnelles dont nous nous faisons l’écho.

La quintessence de notre plaidoyer tant a l’intérieur qu’au niveau international se résume en ceci:

Le pardon mutuel, la libération des prisonniers, le cesser-le-feu, et le dialogue inclusif sur la forme de l’État suivi des réformes rendues nécessaires avec effets immédiats.

Un tel plaidoyer ne saurait s’accommoder des sons de cloches plus que discordants, voir contradictoires au moment même où la communauté internationale, le congrès américain, l’Union Européenne, l’Union Africaine se disent prêts à accompagner le Cameroun dans ses efforts de recherche des solutions pérennes à ce drame dont la cheville ouvrière est éminemment politique et non judiciaire.

On ne peut résorber une crise politique par le truchement des sentences judiciaires lapidaires. Une telle démarche recèle le vice de l’enfermement du Cameroun dans une sorte de mythe de Sisyphe.

Alice Sadio
Secrétaire Générale de la Plateforme pour la Nouvelle République.

Nous ne nous reconnaissons donc pas en les récents propos de monsieur Maboula tendant à applaudir la condamnation à vie des protagonistes qui se disent pourtant officiellement favorables au dialogue inclusif.

 

Nous réiterons notre rejet de la sécession tout en réaffirmant l’urgence d’une approche politique et non judiciaire dans la quête d’un retour à la paix dans notre espace vital commun, le Cameroun.

Patriotiquement !


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