Hôtel de ville de Bafoussam.
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Ceux qui essaient de travestir ce débat dans les querelles politiques fortuites sont priés de ne plus nous distraire parce qu’ils n’ont certainement pas à cœur l’intérêt général du peuple Bamum qu’ils prétendent curieusement promouvoir. A un seul Département, durant les 60 dernières années, le peuple Bamum a été marginalisé, appauvri et humilié par des gouvernants plus enclins à lutter pour conserver leurs privilèges et non d’inquiéter de l’avenir et la sécurité de nos enfants et grands enfants. C’est ce débat que nous portons à l’attention de tout le monde, car à l’heure qu’il est, il s’agit de se poser les bonnes questions en rapport à la gouvernance de proximité. Par exemple, le Noun en général sera il mieux gouverné par un seul préfet ou par 5 préfets? L’autonomie des initiatives du développement est elle plus garantie par la création d’une région du Noun ou notre affiliation à une région où l’unique département du Noun est invité à se partager le budget de financement de ses projets de développement avec 7 départements de l’autre rive du Noun?

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Peut on efficacement développer le Noun à un seul département obèse de plus d’un million d’habitants où en une région compartimenté en départements?

C’est donc l’occasion ici de rappeler à tous les acteurs de la vie publique nationale et locale que comment le développement local est-il promu. La question du « comment » pour nous doit porter sur la nécessité de mobiliser des ressources au sein du territoire du Noun. Parmi ces ressources locales, deux sont d’importance cruciale : (1) le patrimoine social local et (2) les institutions poli- tiques locales. Sur ce registre, la présence de ces deux ressources, leur qualité et, en particulier, la capacité de la dernière de construire et mobiliser la première, peut vraiment déterminer la façon dont toutes les autres ressources locales et non locales (capital humain, physique et financier) peuvent être développées, mobilisées et combinées pour poursuivre des stratégies particulières de développement local du Noun.

Par qui ce développement local doit être promu?

La question du « qui » souligne ici l’importance d’institutions politiques locales autonomes pour atteindre tous les acteurs du développement avérés ou supposés (communautés et secteur privé) de leur territoire, mobiliser leurs ressources et les impliquer systématiquement dans la planification, le co-financement et la gestion des activités de développement local du Noun. Cette façon de comprendre ces termes a deux implications majeures: (a) le développement local est un processus endogène, et (a) la mobilisation et l’optimisation des ressources spécifiques à un lieu, la région du Noun, ce qui favorise des mécanismes politiques locaux qui devraient privilégier le consensus et l’innovation dans la planification stratégique des projets de développement.

Pourquoi la vieille garde conservatrice s’oppose donc au decoupage de la “région du Noun” en 5 départements au moins?

Le peuple Bamum a besoin des hôpitaux Départementaux (5 au minimum) avec des plateaux techniques conséquents et adéquats. Le renforcement de capacité de gestion du développement local est plus rentable au peuple Bamum si les décisions y afférentes sont prises à Foumban et non à Bafoussam ou à Yaoundé. Ce n’est pas sorcier ce détail important. Une large palette d’activités visant à permettre aux autorités locales du Noun leur permettra d’assumer leurs responsabilités dans les processus de développement. Le gouvernement central ne peut donc que venir en appui aux initiatives du développement décidées sur le plan purement local. Il en est de même pour les organismes donateurs, les Osc ou les municipalités (européennes ou Américaine) impliquées dans des activités de coopération décentralisée en Afrique. Des évaluations inspirées par la vision du Dr. Adamou Ndam Njoya nous suggèrent que l’impact de ces activités de développement des capacités a souvent été assez ou très limité car elles ont généralement été conçues comme des interventions plutôt purement technocratiques de durée limitée et déconnectées du système intergouvernemental plus large au sein duquel les autorités locales doivent opérer. C’est ce déphasage qui freine la réalisation de nombreux projets porteurs à l’échelle locale au niveau du Développement du Noun. Partant de ces expériences, un vrai projet de la décentralisation doit adopter un autre regard sur l’appui au développement des capacités des autorités locales en se fondant sur l’urgence de transformer les arrondissements du Noun départements pour s’arrimer aux besoins exponentiels de la population rurale abandonnée à elle même. Il devient donc contreproductif de vouloir naviguer à contre sens comme le fond les caciques du Rdpc silencieux comme les carpes sur l’urgence de doter le peuple Bamum d’une région autonome.

Le régime Biya qui a empêché la décentralisation depuis 1996 est-il donc prêt à accorder une autorisation régionale au peuple Bamoun.

Ma réponse c’est non. C’est donc à ce niveau que nous invitons globalement le peuple Bamum à agir comme un seul homme pour protéger ses intérêts au sein d’une région autonome qui soit dépouillée de toute influence étrangère aux réalités sociologiques et historiques de ce grand peuple. Cette autonomie d’action commencera par un mandat général claire en faveur de L’Udc dirigé par le Dr. Adamou Ndam Njoya qui a été le premier à inscrire la décentralisation dans son avant projet de constitution en 1991 à la tripartite. C’est lui qu’il a toute la légitimité à agir comme un catalyseur et un intermédiaire honnête doté d’une très grande expérience et d’une intégrité morale qui ne souffre d’aucun doute. L’Udc dotera ses mairies des autorités locales développementalistes qui vont occuper une position stratégique dans les processus de développement territorial qui partent de la base et qui respecte la volonté populaire. Parce que l’Udc bénéficie d’un leadership local et utilise efficacement les fenêtres d’opportunité fondées sur sa riche expérience au sein de l’opposition, l’initiative du Dr. Adamou Ndam Njoya a plus de chance de faire la différence en termes de développement concret dans le cadre de la décentralisation. Pour autant, elles ne peuvent pas faire tout le travail seules. Il devient crucial d’insister sur le fait qu’une approche territoriale du développement local est une politique multidimensionnelle dont l’adoption

Dr. Abdoulaye Lazize Nchare , Advisory council – Ir Insider.

par le gouvernement décentralisateurs peut assurer que les réformes de décentralisation impulsées par des motifs politiques sont aussi à même de produire des résultats en matière de développement territorial. Il faut donc comprendre la sagesse du Sénateur Njoya Arouna en 1940 qui envisageait la décentralisation comme un choix de politique nationale où la place dominante des gouvernements centraux est perçue comme celle d’un partenaire des délégations de l’Etat Central qui formule des actions d’appui aux programmes de développement local. Le peuple Bamum doit donc se mobiliser pour lutter pour son autonomie régional.


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1 COMMENTAIRE

  1. je vous invite à lire la dépeche de NJI IBRAHIM MOUICHE dans ROYAUME BAMOUN sur le thème: DÉPARTEMENT DU NOUN ET RÉGIONALISATION À L´OUEST .pour que le département du NOUN demi région de l´ouest soit développé ,il faudra qu´il soit émietté en département (5 au moins ) à défaut d’être érigé en une région comme à l’époque coloniale .le mariage que vous formiez avec vos voisins de la région joue à la défaveur des Bamouns car le développement local se fait par département ,les conseils régionaux c’est par département et non par densité de la population ou par superficie des département .en face il y a 7 départements constituant un peuple ,radin, et unis autour d’une idéologie Bamiléké dans leur 6700 Km².mais l’UDC et son chair man qui disent s’inscrire dans la logique de régionaliser le NOUN n’ont pas tort .ils ont tort parce que le chair man en tant que Maire n’a rien fait pour développer la ville de FOUMBAN .ont tort aussi ces élites Bamouns qui pensent qu’on doit développer un peuple avec la fonction publique .vous les Bamouns ,capables , dynamiques que vous êtes attendiez quoi pour créer des sociétés (palmeraie ,huilerie ,savonnerie ,sociétés d’import -export ,hotels ,agences de transport , société immobilières ,cabinet d’études , quincailleries ,écoles privées etc…) pour donner du travail à vos jeunes frères . 3 choses vous restent à faire :
    1- chercher des voies et moyens au niveau du MINAT ,PRESIDENCE , pour que votre ROI AIT UN TITRE EXCEPTIONNEL DE PARAMOUNT CHIEF (ROI suprême qui sera au dessus des Rois de 1er dégré des departements issus de la future division Du grand NOUN ) ceci permettra à votre royaume qui se classe parmis les plus puissants d’AFRIQUE de maintenir sa grandeur .
    2- chercher des voies et moyens pour que Le NOUN soit éclaté en plusieurs départements à défaut d’une région .
    3-que les fils du NOUN dynamiques ,grand en nombre dans la diaspora créent des emplois pour leur cadet .
    .dans la posture que le NOUN occupe actuellement et ce depuis ,vous vous etes retardé vous meme .le NOUN à l’état divisé et ceux unis autour de votre PARAMOUNT CHIEF ,vous aurez plusieurs hauts commis de l’ETAT qui seront des BAMOUN ,vous aurez beaucoup de vos enfants dans la fonction publique ,vous aurez beaucoup des sénateurs ,députés ,conseillers régionaux etc…,
    en conclusion soyez du coté ou ce développement viendra c’est à dire le pouvoir central car l’un de vos défauts c’est la mauvaise politique que vous avez mené en restant familièrement fanatique derrière L’UDC .vous êtes 1 million d’habitant pour un ministre délégué ,en face on a 5 à 6 ministres pleins Bamilekes .peut être l’État le faisait croyant atténuer les Bamilékés ,mais ceux la ont vite fait d’être des financiers du Parti du frère .la fois dernière sur 375 INSTITUTEURS recrutés à l’OUEST ,350 ETAIENT BAMILEKE contre 25 BAMOUNS .quelle injustice ? .en attendant combattez L’analphabétisme ,soyez jaloux de vos terres ,pensez à vous même et à vos enfants et que le combat continue ………

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