L'intérieur de l'église Notre-Dame de Kinshasa, en RDC, le 7 septembre 2017. AFP/John Wessels-- Image d'illustration--
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L’Assemblée ordinaire de la Conférence Africaine des Églises, achevée le 23 mai 2019 à Nairobi au Kenya, aura été fortement marquée par l’ampleur de la situation sociopolitique dans les régions du nord-ouest et du Sud-ouest au Cameroun. Dans les résolutions adoptées à ces assises, il figure un message adressé à l’église camerounaise.
Tout en encourageant les leaders religieux du Cameroun à jouer un rôle dans la promotion de la paix, les membres de la Cae ont appelé les responsables d’églises anglophones et francophones à lutter contre le discours de haine, la violence et à promouvoir la paix et la cohésion nationale entre tous les citoyens.
Il faut signaler que si l’inquiétude de la CAE est fondée sur la radicalisation de la crise anglophone qui peine à trouver des solutions, il y a tout de même de même que, l’église camerounaise n’est pas restée muette jusqu’ici. Lors de la 44e assemblée plénière de la conférence épiscopale nationale du Cameroun, tenue le 1er mai 2019, monseigneur Samuel Kleda, archevêque de Douala et jusque-là président de la structure, a dénoncé le refus du président de la République Paul Biya de recevoir les évêques pour une médiation dans la crise anglophone. On se rappelle en effet que le mercredi 16 mai 2018, les évêques camerounais ont publié un communiqué dans lequel ils proposent une médiation pour la résolution de la crise anglophone. Demande restée sans réponse jusqu’à ce jour.
Par ailleurs, les efforts du cardinal Christian Toumi, pour l’organisation d’un dialogue sincère en vue de mettre fin à la crise, ont à chaque fois buté sur l’hostilité des pouvoirs publics.
La Cae sollicite également l’intervention de l’union africaine
Il figure également parmi les résolutions de la Cae, une adresse à l’union africaine (Ua). Les membres du comité exécutif de la Cae disent avoir discuté et prié pour la situation de la paix au Cameroun et surtout dans certaines parties du pays, et regrettent profondément les pertes en vies humaines subies lors des violences enregistrées dans ces régions.
Ils ont donc exhorté l’Union africaine à prendre des mesures pour trouver des solutions durables à la crise anglophone en cours. L’organe religieux continental a déclaré qu’il soutenait et œuvrait en faveur d’une Afrique unie, pacifique et prospère, où les Africains s’assemblent pour résoudre leurs différends de manière pacifique. « Nous avons honte d’un conflit basé sur la triste histoire de deux langues coloniales », ont-ils regretté.
La Car est née en 1963 et est actuellement représentée dans 42 pays africains, avec plus de 140 millions de chrétiens. Il s’agit d’une des plus grandes associations d’églises protestantes, anglicanes, orthodoxes et autochtones en Afrique. Le groupe est membre du réseau œcuménique mondial.


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