Une milice ambazonienne menace
Partager

«Peu importe de quel camp vient la responsabilité des assassinats, c’est le gouvernement qui est responsable des crimes qui peuvent être perpétrés dans les zones anglophones»
Ce scepticisme sur la volonté réelle du Gouvernement à vouloir engager un dialogue franc avec les camerounais d’expression anglophone a été largement développé ce jeudi 23 mai par Yannick Happi, Responsable Communication Mrc Europe sur les antennes de la chaine de télévision française France 24. Pour ce dernier, «lorsque les premières manifestations ont éclaté en zone anglophone, nous disions déjà qu’il fallait dialoguer. Le gouvernement a préféré rentrer dans une démarche de répression des manifestants. Aujourd’hui, on a un premier ministre qui indique que le Président Biya serait prêt à dialoguer, mais pour le moment on ne voit aucune démarche allant dans ce sens.
Par rapport à ce que nous avons pu voir la semaine dernière, lors de son passage dans les régions anglophone, on comprend que c’était une volonté d’afficher des photos pour faire croire que le gouvernement est prêt à dialoguer, alors que dans le contenu, nous ne voyons rien apparaitre pour l’instant et il y ‘a encore des morts». A-t-il déclaré.
Selon ce haut cadre du Mrc dans la diaspora, cette posture ambigüe du gouvernement fait de lui le seul responsable des massacres perpétrés dans les régions anglophones «la responsabilité de l’état pour le moment elle est totale. Peu importe le camp d’où vient la responsabilité des assassinats c’est le gouvernement qui est responsable des crimes qui peuvent être perpétrés dans ces zone.
Nous rappelons que c’est une crise qui oppose des camerounais à d’autres»Pour une résolution définitive de cette crise qui a déjà fait de nombreux morts et déplacés, le Mrc suggère que soit libéré l’ensemble des prisonniers arrêtés dans le cadre de la crise anglophone, la création d’une commission chargée d’implémenter le dialogue, autour de laquelle gravitera a Communauté Internationale dont le rôle sera de s’assurer du caractère honnête du processus, et enfin Une commission chargée de la révision du code électoral.


Partager

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here