Une base sécessioniste en feu dans le North - Ouest--Image d'archive-
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En plus des pouvoirs publics, des membres de la communauté éducative à l’instar récemment de la New English Language Publishers Association, une organisation des éditeurs de langue anglaise, des personnalités, et même des organisations internationales ; deux activistes majeurs de la crise anglophone, Mancho Bibixy et Félix Ngalim, aujourd’hui en détention à Yaoundé, ont joint leurs voix au concert des appels et autres initiatives en vue d’une rentrée scolaire normale dans les régions anglophones en septembre prochain.

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Depuis le déclenchement de la crise anglophone en octobre 2016, l’école est sérieusement perturbée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
La prise en compte ou le respect intégral des particularités du sous système éducatif anglo-saxon a été au cœur des revendications corporatistes, à côté de la même réclamation s’agissant de la prise en compte de la Common law, le droit d’inspiration anglo-saxonne dans les politiques gouvernementales, portées par les avocats.
Très vite, ces revendications corporatistes qui portaient en elles des racines politiques, ont conduit à une grave crise sociopolitique et sécuritaire qui secoue les régions anglophones depuis lors et qui affecte négativement l’éducation.

Les groupes sécessionnistes avaient appelé les parents à ne plus envoyer leurs enfants à l’école. Plusieurs établissements scolaires qui avaient bravé la peur et les menaces des séparatistes ont été vandalisés. Des atteintes ont même été portées à l’intégrité physique des élèves et enseignants.
Depuis, c’est péniblement que les cours se déroulent dans ces régions où les établissements scolaires avaient une grande réputation, et où maintenant de nombreux élèves ne vont plus à l’école, ou sont allés étudier ailleurs, selon de nombreuses organisations qui s’intéressent à l’éducation.

Eric Boniface Tchouakeu, Éditorialiste, et conseillé éditorial de Panorama papers.

Le défi du retour à l’école est donc immense et suppose par exemple la fin des villes mortes les lundis, décrétées par les séparatistes et toujours en vigueur.

La mise d’un terme aux villes mortes est elle-même dépendante des avancées politiques liées la résolution de la crise. Voilà au moins deux obstacles sur lesquels peut se heurter la campagne pour une reprise normale des cours dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les uns et les autres doivent l’intégrer pour ne pas ressembler à ceux qui se limitent simplement à élever des prières sans mener des actions concrètes, et qui n’ont pas réussi à solutionner la crise qui perdure par cette façon d’agir.
Seuls un environnement sain et un climat politique apaisé, sont en mesure de rassurer les membres de la communauté éducative de ces régions.


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