Chantal Biya, Première Dame du Cameroun.
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Madame la Présidente,
Un adage courant dit : «  derrière un grand homme se cache  un grande femme » ! Vos œuvres sont belles, grandes et mondialement reconnues. Ambassadrice de l’Onu, de l’Unesco, fondatrice des Synergies africaines, Présidente du Cerac, promotrice des Ecoles des Champions, Promotrice de la Fondation Chantal Biya… vos ouvrages vous mettent à découvert. Vous, vous n’êtes plus cachée !
Madame la Présidente,
J’attire ici l’attention de la première dame du Cameroun, j’adresse un appel du cœur à la dame de cœur que vous êtes, investie il me semble, d’une mission divine à l’horizon dans ce processus pour la paix au NOSO, malheureusement torpillé au gré de quelques intérêts égoïstes, par ceux qui entretiennent la crise en l’appelant affectueusement, « Crise Anglophone ».

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Madame la présidente, Je parle d’horizon du Cameroun, en pensant à l’avenir des enfants de notre pays ; cela inclus celui des vôtres, des miens et des autres. Car, jusqu’ici je regarde avec effroi et pitié, honte et déception, désespoir et peine, la vie de mes jeunes compatriotes des villages d’Eyumedjock, de Muyuka, de Jakiri, de Wum. Je n’oublie pas celle de ceux du Ndian, de la Mezam, de la Manyu ; du Donga-Mantum ou du Lebialem.

Mes cauchemars

Lorsque je dors, je vois dans mon sommeil chaotique, le Lebialem avec ses écoles abandonnées, ses hôpitaux en flammes, ses commissariats incendiés, des corps calcinés, des bureaux administratifs brûlés. Je vois et je vis dans mon sommeil un vrai cauchemar !
Du Donga-Mantum aussi, me reviennent chaque nuit des mêmes images épouvantables : des dortoirs éventrés, des salles de classes calcinées.
Comme une persécution satanique, je vis en dormant, au sujet des deux régions camerounaises d’expression anglaise, l’horreur des cours de récréation abandonnées des enfants.
Où sont-ils ? Ils courent dans la brousse, la peur dans le ventre. Ils sont dans les rues, la haine au cœur. Ils gambadent dans la ville, le sang sur les mains. Ils partent de village en village, la drogue dans la tête, de bosquets en bosquets, coupe-coupe en main, prêts à en découdre avec les forces de défense et de sécurité qui les protègent ! Certains ne viendront pas au cours comme jadis de peur d’être tués par les bandes de maquisards qui sévissent dans la ville. Oui, il y’a « peur sur la ville » du titre d’un film de Charles Bronson. Le jeu s’est transformé en feu sur la cour de l’école !

Mon espoir

Madame la Présidente, le regard que je porte sur vous ne se délecte que des actions de votre cœur si grand. Je vois une dame de cœur sans rancœur, sans rancune aucune, prête et disposée à prendre son bâton de pèlerin au cœur de la nation pour rependre dans tout le Cameroun l’épidémie de sa charité.
Mère des déshérités, des veuves et des orphelins, vous êtes pour ceux qui souffrent une bouée de sauvetage. Je suis persuadé que vous pensez beaucoup aux enfants de Limbé, de Fundong, de Ndop et de Mbengwui. Martyrs des négligences et des complicités de leurs parents devenus des seigneurs de la guerre, ils dormiront encore cette nuit dans leurs cachettes, à la belle étoile, en pensant à leurs écoles  où sonnaient naguère les cloches, qui rythmaient la cadence de leurs études.

Mon rêve

Madame la présidente, je voudrais continuer de rêver sans cauchemars! De ce fait, Je vous vois dans une nouvelle mission, accomplissant un autre défi, certes plus difficile et périlleux ! Je vous vois en effet au chevet de ces enfants de Kumbo et de Nkambé, innocents mais blessés dans leurs corps et leurs esprits par des «  soldats inconnus », pleurant leurs instituteurs en fuite ou tués. Les petits écoliers de Mundemba, de Kumba, de Mamfé et de Menji, apeurés et tout en larmes devant les flammes, seraient ravis de vous voir eux aussi à leur côté, pour créer des conditions leur permettant de reprendre le chemin de l’école.
Cela sauvera assurément leurs parents réfugiés sous les arbres, le long de la rivière ou dans la brousse. Cela redonnera espoir à leurs sœurs et cousines qui ont fuit les villages pour se prostituer au loin dans les rues de Biyem-Assi, Mini-ferme, Obili.

Madame la présidente, tous les enfants du Nord-ouest et du Sud-ouest espèrent vous serrer la main, mieux se faire porter dans vos tendres mains.

Le cri de mon cœur
Madame la présidente, vous êtes la première dame ! Vous avez l’avantage de pouvoir sur l’oreiller, parler au Premier Monsieur ! Maternellement s’il vous paît, présentez-lui les conditions de vie si délétères de ces enfants.
Vous lui direz ainsi, mieux que moi, que l’avenir du Cameroun est en danger à Ndop !
Les femmes de la Menchum écouterons leur première dame, mieux que ma femme, Vous irez leur dire que le temps est venu, de ne plus laisser leurs maris porter, les armes la nuit, pour aller affronter les forces de défense ; de les empêcher de tendre des embuscades aux sous-préfets ou d’enlever des hommes d’Eglise dans la forêt ou en ville.
Le trop plein de veuves dans la zone anglophone urge pour le retour à la paix !
Que les épouses et concubines des régions anglophones retiennent leurs hommes au lit. Ça suffit ! Trop, c’est trop !

Personne ne peut, mieux que vous, en ce moment où l’insolvabilité politique de beaucoup d’acteurs est certaine, tenir à ces jeunes gens perdus et trompés du Ndian, du Lebialem et de la Mémé, le langage du cœur pour conquérir la paix des cœurs !

Seul votre cœur si maternel peut les convaincre d’arrêter de fumer de l’herbe sauvage au profit du calumet de la paix ! Je suis certain que vous pouvez les convaincre de ne plus aller à la mort face aux soldats de l’armée.
Vous seule, pouvez les persuader de, quitter la forêt, de déposer les fusils traditionnels et les faux gris-gris protecteurs que des bandits leur donnent  pour aller affronter le BIR, de revenir à leurs occupations quotidiennes au marché, à l’école ou dans les champs, afin que leurs petits frères aillent, en toute sécurité, à l’école dès demain matin.
Acceptez Madame, de damer le pion à tous ceux qui, très nombreux, entretiennent la confusion et la concussion dans l’entourage du Président de la République dans la juteuse « crise anglophone ». C’est vous qui pouvez désamorcer les artificiers de la crise anglophone qui entourent votre mari et mettent le feu dans la Mezam le matin, et jouent les pompiers dans la Manyu le soir. « Pyromanes le jour et sapeurs pompiers la nuit » !

Vous aussi, Mendiante de la paix, je sais que vous entendrez le cri de mon cœur meurtri par cette crise anglophone. Vous leurs viendrez en aide comme vous l’avez toujours fait pour les nécessiteux et les sinistrés du grand Nord.
En vous y rendant, vous aurez alors sauvé un pays, une nation, un Etat.

St. Eloi Bidoung, Adjoint au Maire de la commune de Yaoundé 6. Militant Rdpc

Vous aurez sauvé l’avenir du Cameroun. Vous resterez alors, à jamais, cette grande femme à côté d’un grand homme. Et non plus derrière.
Je vous engage comme Mère Theresa en inde, comme l’abbé Pierre en France, comme Coluche aux restaurants du cœur. Restez une dame de cœur sans rancœur, au cœur de la nation tenant un discours du cœur pour apaiser les cœurs blessés. La France a eu l’Abbé Pierre, l’inde Mère Theresa, le Cameroun a Chantal Biya, de quoi en être fiers !

Très respectueusement.


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