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L’armée camerounaise mérite des félicitations, notamment dans le cadre des prouesses réalisées dans l’or de l’opération « Emergence 4 ». Nom attribué aux opérations des forces de défense dans la lutte contre Boko Haram. Ils ont d’ailleurs pour la plupart reçu de nouvelles épaulettes donc le plus clair à titre spécial. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le défilé du 20 mai 2019 a été coordonné par le général Assoualai Blama. Il fait partie des fondateurs du Bli (Bataillon léger d’intervention), devenu Bir (Bataillon d’intervention rapide). Le général Assoualai est un exemple à suivre au sein de l’armée camerounaise. Cette armée professionnelle et bien formée compte malencontreusement dans ses rangs de sulfureux Hommes d’affaires dont le comportement contraste de manière étrange avec le rôle des militaires.

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Le Général Agha Robinson, commandant de la 5ème région militaire interarmée et commandant des troupes de l’opération « Emergence 5 », nom de baptême de l’opération des forces armées dans la zone anglophone, exacerbe des tensions en transformant le front en un comptoir de commerce.

Destiné à héberger gratuitement les soldats en mission sur le chaudron de la crise anglophone, le Général Robinson oblige chaque militaire à payer entre 7.000 et 15.000 Fcfa la journée dans ledit hôtel.

Pour ceux qui y sont pour un séjour de plus ou moins un mois, ils se trouvent obligé de payer 30.000 Fcfa par mois pour les sous-officiers. Les officiers en mission dans la zone devraient débourser chacun 50.000 Fcfa par mois et 80.000 Fcfa pour les officiers supérieurs.

Ici, le plat de nourriture coûte 1.000 Fcfa et 800 Fcfa pour une boisson. Les véhicules de livraison civiles étant interdits dans la région, l’Homme d’affaire de l’armée camerounaise a transformé une partie de l’hôtel en entrepôt où les tenanciers de Bars et autre boutiquier de la ville viennent se ravitailler. Ce qui n’est plus une curiosité, c’est que tout cet argent va dans la poche du général, Et pourtant, c’est le camion militaire qui ravitaille l’entrepôt avec le carburant du contribuable camerounais.

Selon notre source, « le général Agha Robinson est entrain de monter trois immeubles d’un luxe insolent à Yaoundé, Douala et Bamenda depuis qu’il a été au commandement de “Emergence 5.” L’hôtel n’est pas sa seule source de revenu dans cette crise. Il refuse de payer les primes d’alimentation et les primes de risque d’un montant mensuel de 90.000 Fcfa (soit 30.000Fcfa de prime d’alimentation et 60.000 Fcfa de prime de risque), par mois aux éléments de l’armée de terre. »

Sauf le Bir, la gendarmerie et la police perçoivent régulièrement cette prime. Une situation qui est source de nombreux foyers de tentions dans certains corps de l’armée. Et poussent très souvent certains d’entre eux à décharger leur colère sur de pauvres civils innocents. Exécutions sommaires, mise à feu des villages, confiscation des biens des populations (motos, véhicules…) pour pouvoir revendre et arrondir leur fin de mois. « On a observé cela tout récemment avec le passage des éléments du Btap (Bataillon des troupes aéroportés) dans la zone », explique notre source.

Originaire de Kambé, Agha Robinson est plutôt un sulfureux personnage mal aimé par les siens, et très controversé au sein de l’armée pour son goût trop poussé pour le gain personnel et l’argent. Jusqu’à présent il y a toujours de grosses interrogations au sein de larmée quant-à sa nomination comme commandant de la force « Emergence 5 ». C’est entre autres l’une des raisons pour lesquelles son domicile de Wum a été réduit en cendre par des combattants ambazoniens.

Sa luxurieuse villa de Bamenda reste jusqu’ici debout. Elle a été construite sur un terrain arraché chez un honnête citoyen et ami du général par ailleurs. Elle jouxte l’entrée du gouverneur au quartier dit “GRA.”

Il est urgent que les éléments de l’armée de terre rentrent dans leur droit comme les autres corps présent sur le chaudron de la crise anglophone.

Il est déjà à féliciter le début des travaux de construction des logements sociaux destinés aux hommes sur la ligne de front. Il ne reste qu’à leur payer de manière régulière leur 90.000 Fcfa. Car ce sont tous des chefs de familles qui ont abandonné femmes et enfants pour défendre le drapeau national. Il ne serait dont pas de bon ton que le ministre de la défense se rende complice du scandale du Général Robinson, encore moins le Patron des armées.


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