Président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, Mrc
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Quatre administrations visées : la Dgsn, le Sed, le Minjustice et le Minat. Les couacs d’une longue journée.
L’acte un de la journée marathon de Maurice Kamto s’est ouvert à la Délégation générale à la sûreté nationale (Dgsn), où le courrier est déposé en l’absence du maître des céans. « Protestation et mise en garde contre la criminalisation de l’appartenance au Mrc et la banalisation de la haine anti-Mrc dans les unités de la police », lit-on en objet de la lettre envoyée au patron de la police. Ce n’est pas un vain mot en réalité de soulever une telle problématique concernant les militants du Mrc. La police a eu à plusieurs occasions maille à partir avec ces derniers, souvent pour des motifs qui s’apparentent à un excès de zèle. Ainsi, la semaine dernière, alors que les volontaires de Survie-Cameroon-Survival-Initiative (Scsi) étaient en train de distribuer les équipements de protection confectionnés par cette initiative humanitaire, six de ces gens vont être arrêtés et gardés en cellule du Commissariat du deuxième arrondissement à Yaoundé. Il a fallu l’intervention de la justice pour les libérer. Il y a encore en mémoire les blessures infligées par la police à Célestin Djamen, Michelle Ndoki et d’autres militants du Mrc au cours des marches dites blanches contre le « Hold-up électoral ». On pourrait multiplier les exemples à l’envi pour aboutir à la conclusion que les relations entre la police et les membres du Mrc ne sont pas du tout saines.
L’acte deux de cette périple a conduit la délégation de Maurice Kamto au Secrétariat d’Etat à la gendarmerie nationale (Sed). Une lettre dont la protestation était similaire à celle de la police a été déposée auprès de Mr Galax Yves Landry Etoga, le patron de l’institution. Aussi ici, le devoir de mémoire rappelle que des militants du Mrc ont fait état des tortures et sévices corporelles subies dans cette institution régalienne de l’Etat, au cours du pic de la période de contestation électorale à l’issue de l’élection du 7 octobre 2018. Si la lettre de protestation a été déposée, le maître des lieux n’a pas reçu Maurice Kamto qui était présent au sein du Sed, en compagnie de Christian Penda Ekoka.
Les ministres indisponibles
L’acte trois et quatre de la tournée vont conduire la délégation du leader du Mrc tour à tour au ministère de la Justice et garde des sceaux où la même récrimination a été adressée au Minjustice. « Protestation et mise en garde contre la criminalisation de l’appartenance au Mrc et la banalisation de la haine anti Mrc dans les parquets et tribunaux du Cameroun », est ainsi spécifiée en objet dans ledit courrier. Juste après, la délégation se rend à un jet de pierre, au ministère de l’Administration territoriale. C’est ici que les couacs vont s’enchaîner. Après le dépôt du courrier portant sur la protestation et la mise en garde contre la criminalisation de l’appartenance au Mrc et la banalisation de la haine anti Mrc dans les unités administratives à travers le pays, les hommes de Maurice Kamto vont ensuite manifester le désir de Maurice Kamto de rencontrer Atanga Nji. Première surprise, le Professeur Alain Fogue Tedom et Olivier Bibou Nissack, chargés de la commission, vont être désorientés quand le secrétariat du Minat, va leur faire savoir que les formulaires de demande d’audience se retirent à la guérite, auprès de la police. Ils vont retourner vers les policiers pour s’entendre dire qu’il n’en a jamais été ainsi, que c’est toujours au Secrétariat que ce document est remis aux usagers qui le demandent. Deuxième surprise, quand ils rentrent au cabinet d’Atanga Nji, on leur fait savoir qu’il n’y a plus de formulaire de demande d’audience. Pendant ce temps, Maurice Kamto attend dans son véhicule en compagnie de Penda Ekoka. Le ministre est-il à son bureau ? Rien ne filtre. Les journalistes attendaient la fin de la rencontre entre les deux hommes pour avoir la primeur de l’information sur les suites de l’offre de Maurice Kamto via Survie au Minat. C’est peine perdue. On se souvient tout juste qu’au cours de la visite de Penda Ekoka chez le ministre de la Santé Manaouda Malachie, ce dernier avait demandé à son hôte d’aller remettre les dons de Maurice Kamto au Minat. Etait-ce là, la raison la demande de son entrevue avec Atanga Nji ? On ne saura jamais à quel rivage allait aboutir cette entrevue mais il est déjà un acquis que lorsque les hommes politiques échangent, les icebergs fondent rapidement.
Léopold DASSI NDJIDJOU

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