Les membres du gouvernement planchent sur cette problématique au cours du Conseil de cabinet présidé ce 28 mars par le PM Joseph Dion Ngute...Image Archives-
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Deux points d’ancrage ont figuré sur l’ordre du jour dûment élaboré par le chef du gouvernement, en l’occurrence l’amélioration de l’offre en matière du coût du transport et l’exploration d’un projet de construction d’un port.
Tous les regards étaient tournés, cette fin de matinée, vers l’immeuble étoile, où d’aucuns s’attendaient à ce le Premier ministre inscrivît, à l’ordre du jour, le sujet politique portant sur la crise sociopolitique, laquelle continue de sévir dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest. Aucun sujet d’ordre politique n’a été évoqué. Pourtant, tout au long de ce mois, des faits d’actualité ont marqué la situation politique du pays. En témoignent la visite du chef du gouvernement dans les régions anglophones, l’appel au dialogue politique tant annoncé, la promotion du message de paix envoyé par Paul Biya à Dion Ngute et la décision de certains ex-combattants séparatistes de déposer les armes pour chanter l’hymne de la paix.
Au cours de ce mois de mai, la célébration de la fête nationale s’est faite dans un contexte de crise. Dans la capitale régionale du Nord-Ouest, Bamenda, il y a eu un défilé masqué des militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Alors qu’à Kumba, département de la Meme, région du Sud-Ouest, la parade civile n’a duré que trente minutes. Sur 25 récipiendaires, seuls cinq ont joué aux abonnés présents et ont reçu, chacun, une médaille pour services rendus à la nation camerounaise. Au lendemain de la mission officielle du chef du gouvernement dans les régions du Sud-Ouest, quiconque s’attendait à ce que le patron du gouvernement fît figurer, à l’ordre du jour, le sujet portant sur la crise sociopolitique, mais en vain!
Ce mois de mai 2019, le bas-peuple reste et demeure affligé par les deux récents cas d’assassinat, l’un concernant le bébé de quatre mois et celui de l’enseignant d’Histoire. Sa tête décapitée a été posée sur la route. A cause donc de cette actualité politique, le Premier ministre ayant achevé sa mission officielle, et ayant déposé son rapport au Président de la république, le conseil de cabinet, logiquement, aurait dû tabler sur la nécessité de régler le contexte de crise qui ébranle les populations locales. Le gouvernement aurait dû saisir cette opportunité une semaine après la visite du Pm pour poser les bases réflexives de la résolution du contentieux historique. Mais en vain! D’ores et déjà, l’on se pose la question de savoir comment les préalables, le calendrier, les conditions et les modalités du dialogue seront définis. C’est précisément sur ces entrefaites qu’il est impératif d’en parler avec la quasi-totalité des membres du gouvernement. Tel que les choses se profilent, le Président de la République démontre, à nouveau, qu’il est le seul maître céans qui décide de la fixation du dialogue et de la spécification des acteurs devant être parmi les actants discutants. Entre-temps, des bandes armées criminelles continuent de semer la terreur et l’horreur dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Serge Aimé Bikoi


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