Camp des réfugiés de Minawao
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“Aucun département au Cameroun ne se trouve dans la phase d’urgence au double plan alimentaire et nutritionnel”. C’est le constat fait par le chef du département de l’Agriculture et du Développement rural(Minader). Constat découlant de deux séances d’analyse de la sécurité alimentaire réalisée entre le 11 et le 16 mars 2019. 80 participants ont daigné contribuer à des enquêtes menées dans quarante départements localisés dans sept régions camerounaises, dont au moins cinq ploient sous le poids de la crise sociopolitique qui sévit depuis plus de deux ans. Les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest, de l’Est, de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua et de l’Ouest ont été, en effet, ciblées pour ces séances d’analyse. C’est au terme de ces travaux que le constat de l’absence d’une situation de famine a été établi. D’après la coordonnatrice du projet national de veille et du renforcement de la sécurité alimentaire, aucune situation de famime n’est, à l’heure actuelle, enregistrée au Cameroun.

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Malgré tout, au regard des tensions sociopolitiques contemporaines, la situation alimentaire est acceptable, mais elle reste préoccupante dans bien de départements du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, à l’instar du Bui, de la Mezam, de la Momo ey du Ngoketunja. Bien qu’aucune zone ne soit donc confrontée à une crise alimentaire, ainsi que le relève Gabriel Mbairobe, il est impératif, dans le dessein de la réalisation des études subséquentes sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de peaufiner davantage une nomenclature de déterminants analytiques. Les données relatives aux productions animales, l’élaboration des bilans céréaliers, vivriers et fourragers pour certaines régions, l’élaboration d’un bilan alimentaire, d’une enquête agricole annuelle et d’une base de sondage afférente à cette étude participent, entre autres, des facteurs relevant des faiblesses rencontrées par les enquêteurs sur le terrain. A cette contingence, se subordonnent les problèmes de financement et l’insuffisance des prévisions budgétaires pour parachever les études d’une telle essence.


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