Le plateau de Zappresse du dimanche, 3 février 2019.
Partager

Cet événement est parrainé par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi. Du 8 au 18 avril 2019, la chaîne des majors va donc souffler sa 20ème bougie sous le thème: “La Radio tiemeni siantou, 20 ans au service du public”. Au fil des années, la chaîne sur la scène a réussi à s’imposer dans l’arène médiatique au point de faire des émules. Si la Rts s’active, tous azimuts, à célébrer, aujourd’hui, l’âge de la majorité, c’est grâce à la contribution de plusieurs maillons de la chaîne, qui méritent respect, honneur et dignité et honorabilité.
Des journalistes sont, au premier abord et ce dans l’imaginaire collectif, des acteurs de la scène médiatique qui sont les plus visibles et qui sont susceptibles de crever l’écran avant les acteurs de l’ombre, dont la besogne est autant importante en termes de prestation dans le magma de la production dans tout medium. Ces scribes, historiens du présent, marquent, singulièrement, l’espace et tiennent en haleine l’auditoire enclin à apprécier et, parfois, à déprécier leur timbre vocal. La Radio tiemeni siantou (Rts) a hébergé, formé et élevé bien de journalistes en 20 ans d’existence. Des anciens, qui furent les figures de proue de cette station de radio urbaine, ont, dès le départ, contribué à l’ériger au frontispice de l’excellence. Bien d’anciens journalistes emblématiques ou non de la Rts font fortune ailleurs et démontrent leur talent et leur virtuosité dans des structures publique, para publique, privée et privatisée. Certains ont, de surcroît, émigré, voire immigré dans l’Eldorado. Histoire de se tirer d’affaire.
Mais, il n’y a pas que des journalistes qui font feu de tout bois ou qui ont marqué d’une empreinte singulière la chaîne des majors. Il y a aussi des animateurs rompus à la tâche ayant tenu en haleine le grand public d’ici et d’ailleurs. Véritables diffuseurs de la bonne humeur au quotidien, bien d’animateurs ont participé à intéresser, à séduire, à époustoufler, ainsi qu’à émouvoir le bas-peuple au gré des sonorités musicales interne et supra nationale distillées, au gré des notes informatives exclusives, au gré des faits divers attrayants et abracadabrants et au gré des invités diversifiés reçus à l’antenne pendant 20ans. Bon nombre d’anciens animateurs de la Rts se sont mués en présentateurs-télés sur ds chaînes de télévisions locales à capitaux privés et réussissent à faire des émules dans un champ concurrentiel pourvu de fantasques, de frasques et de pesanteurs internes socioprofessionnelles connues des actants de l’échiquier médiatique local.
Journalistes et animateurs ne sont les seuls à faire bonne figure dans cette enseigne. Il existe aussi des maillons de l’ombre, en l’occurrence des metteurs en ondes et des techniciens fort compétents, qui ont, mains et pieds liés durant cette trajectoire, accompagné des esthètes du microphone dans la dynamique de productivité, de rentabilité et de durabilité de l’antenne radiophonique. Sans relâche, sans vergogne et sans fards, ces manipulateurs de multiples boutons de la consone ont tenu et continuent de tenir la vedette en dépit des caprices de plus d’un. Beaucoup sont allés offrir leurs services et faire leurs preuves dans d’autres stations de radios urbaines. Certains ont même réussi à devenir managers ailleurs malgré des signes de la conjoncture chancelante et déstructurante consécutive à la précarité, mieux à la paupérisation existentielle régnant dans le champ médiatique privé local. Bon an mal an, chacun ne ménage aucun effort pour transcender cette contingence de la quotidienneté médiatique ambiante.
Des régisseurs d’antenne ont, eux aussi, fait montre de rigueur et de rigidité dans l’optique d’assurer la police d’antenne. Eu égard à des écarts de comportements de plus d’un, ces sécurocrates de l’antenne ont, parfois, failli en succombant à cause de leur caractère idiosyncratique parfois colérique et impulsif, mais cela n’a guère entravé la bonne marche de la production des programmes d’animation et d’information. Le staff managérial et administratif n’est pas mis sous le boisseau tant il a, bon gré mal gré, œuvré pour la gestion, la régulation, le contrôle et la gouvernance du personnel humain de la chaîne Fm commerciale. Comment oublier les jeunes stagiaires, les collaborateurs extérieurs, ainsi que la pépinière moulée durant deux décennies à l’émission “Futuroscope”. Creuset de socialisation des dilettantes en journalisme, en animation et à la mise en ondes, “Futuroscope” est, en 20 ans d’existence de la Rts, le champ scolastique de la formation et de la fondation des virtuoses dans ces différents segments de la station, qui paient toujours des mines et continuent de faire montre d’originalité, de singularité et de créativité dans l’espace médiatique camerounais.


Partager

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here