Prestation de serment de Paul Biya à l'assemblée nationale.
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Magnifique et agréable jeudi 07 novembre 2019. Lendemain de mercredi 06 novembre 2019..
Hier, les enfants de la patrie, la Nation, l’Etat Cameroun a marqué un temps d’arrêt pour célébrer l’arrivée au pouvoir suprême du “messie de 1982”. L’homme-providence du 06 novembre 1982. Pour tous, il s’agit de Paul Biya au firmament de 37 années de magistrature suprême, non stop, sans ride. Sacré veinard.
Pour des esprits modérés, dans un style esthétique langagière savamment polissé, bien orchestré, sophistiqué et mesuré, il s’est agi de toaster , mieux, faire un triomphe à la première année de magistrature suprême d’un septennat, extensible, sans fin du Président Paul Biya. Mais lequel septennat ? Il est connu de tous que le “messie de 1982”, en a déjà flambé, grillé au moins deux… Et quelques poussières quinquennales. Pourquoi réduire, minimaliser les exploits, le parcours, le long règne du Président de la République Paul Biya ?.
Bon, au fait, passons. Sacrifions à l’autel de la polémique, le débat sur les 37 années de magistrature suprême du président Paul Biya. Le dire ainsi, à haute voix, pourrait laisser entrevoir que nous faisons référence à un Roi, un monarque, à la fois Empereur et Pharaon.
D’ici, je vois les gens crier, vouloir ressusciter à titre posthume, la subversion. De regrettée mémoire. Certaines langues pourraient crier: “Haro sur le baudet”. Je m’en plaindrai dans mon lit d’hospitalisé
Pour s’éviter de telles foudres, pour anéantir tout malentendu, retrouvons nous au pied de l’arbre à palabres, faisons le consensus sur la célébration du Président de la République Paul Biya, “une année” de plus au Pouvoir”. Que c’est beau. C’est réconciliant. Les deux versions: “Paul Biya, l’An 1 d’un septennat”. Et “Paul Biya, 37 ans au pouvoir” feraient la paix, enterreraient la hache de guerre.
Qu’il soit les membres du gouvernement, les directeurs généraux, les directeurs de l’administration centrale, autres hauts cadres de l’administration, aperçus hier 06 novembre en flagrant délit d’abandon de poste de travail, puisque, appelés chacun à mobiliser les troupes au village électoral natal, pour la gloire de l’homme président. Qu’il soit les autres acteurs sociaux, quelques chômeurs, étudiants, élèves, observateurs, badauds et autres curieux… Hier les enfants de la patrie se sont levés, ont chanté, bu, mangé et fêté ensemble.
Vivement le 06 novembre prochain.
Mais dans l’intervalle, au bout de ce petit matin du 07 novembre, reprenons le chemin de nos activités quotidiennes. La fete est terminée… Non, Suspendue.


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