La voiture du Pr. Kontchou après l'accident
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L’un a eu lieu dans l’arrondissement de Mbankomo sur l’axe reliant les deux principales villes du pays, Douala-Yaoundé, et l’autre s’est produit au quartier Nsam, au cœur de la capitale.
Point commun à ces accidents : l’implication des camions dans ces drames. Selon plusieurs études menées notamment par des organisations syndicales du secteur des transports terrestres par route, les gros porteurs sont impliqués dans environ 80% des accidents de la circulation qui surviennent au Cameroun.
Ces engins jouent un rôle important dans l’économie du pays à travers notamment le transport des marchandises de diverses natures et autres biens. Seulement, leur état laisse souvent à désirer, car ce sont généralement des camions de deuxième, voire de troisième main qui roulent au Cameroun avec comme conséquence, des systèmes de freinage pas toujours en bon état.
Leurs conducteurs ne sont pas généralement formés dans les règles de l’art par des auto-écoles appropriées, même s’ils sont détenteurs du permis requis.
Globalement, la question de la formation des chauffeurs gangrenée par la corruption et des pratiques répréhensibles fait partie du lot des problèmes qu’on rencontre dans la chaîne des transports.
Il y a aussi comme on vient de le démontrer, la vétusté des véhicules, pas véritablement apte à circuler en dépit de la certification des centres de visites techniques.
Il ya surtout les conditions de vie et de travail des chauffeurs, notamment ceux qui assurent le transport public des personnes à titre onéreux et des biens.
Depuis plusieurs années, le Ministre chargé des transports suspend régulièrement pour une durée déterminée, les agences de transport dont les véhicules sont impliqués dans les accidents mortels et même les permis des conducteurs de ces véhicules.
Les forces de la gendarmerie mènent aussi de manière constante des missions de prévention routière sur plusieurs axes du pays en utilisant parfois des radars.
Toutes ces mesures n’ont pas permis de réduire considérablement les accidents de la circulation, l’une des principales causes de la mortalité au Cameroun. Il faut donc faire preuve de lucidité en

Eric Boniface Tchouakeu, Journaliste Éditorialiste, Conseiller éditorial de panorama papers.
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améliorant ces actions et en s’attaquant au vrai problème de fond.
Malgré le mauvais état des routes, des statistiques indiquent qu’environ 90% des accidents de la circulation sont d’origine humaine. Il convient de ce fait d’examiner profondément pourquoi l’homme est la principale cause des accidents au Cameroun et y remédier.
Des solutions existent et ont déjà été proposées aux pouvoirs publics par des associations qui œuvrent dans le domaine de la sécurité routière, et des organisations syndicales du secteur des transports.


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