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Jean Ernest Ngalle Bibehe, Ministre des transports.

Le mot d’ordre assigné à cette nouvelle campagne de lutte contre  le transport routier clandestin est « Détermination ». D’ailleurs, pour dire tout son engagement pour l’éradication progressive du fléau que constitue le transport clandestin, trois ministres sont venus officiellement devant la presse, déclarer  la  guerre à ce phénomène qui gangrène l’économie nationale. Le ministre de l’administration territoriale Paul Atanga Nji, Le ministre des transports Jean Ernest Ngalle Bibehe et le ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary. Pendant près de deux heures, ces derniers ont déroulé de manière succincte, la stratégie que compte mettre en place  le gouvernement pour lutter efficacement contre le transport clandestin. Mais, Au final, pour ceux qui s’attendaient à une stratégie globale et sans complaisance  contre les renégats de la route, ils devront encore attendre longtemps. Car, à en croire le gouvernement, la dite campagne se concentrera un peu plus dans les zones ou le réseau routier est dense et conforme aux normes. Quant aux transporteurs  clandestins routiers qui exercent dans les zones reculées du Cameroun, ils ne seront pas inquiétés. Un passe-droit  officieusement accordé à ces derniers, par le gouvernement camerounais, conscient que dans ces zones enclavées, ces derniers constituent très souvent le seul moyen de transport.  Le ministre des transports Ngalle Bibehe en a d’ailleurs fait l’aveu lors de la conférence de presse qui a été organisée pour la circonstance « la campagne sera concentrée dans les grandes villes et pas dans les zones reculées… j’ai envie de dire Oui et Non. Il s’agit d’un processus. La campagne que nous venons de mettre en place ne sera pas effective dans l’ensemble du territoire national au même moment. Nous allons procéder de manière  graduelle. » A-t-il rassuré/

Tout de même, dans l’urgence, les pouvoirs publics ont promis d’entreprendre des actions efficientes,  pour amorcer la lutte. Notamment, l’élaboration d’un avant-projet de loi modifiant la loi n0 2001/015 régissant les professions de transporteur routier et d’auxiliaire de transport routier, l’élaboration d’un projet de décret instituant le port du badge d’identification par tous les conducteurs de mototaxis et autres véhicules utilisés à des fins commerciales, l’élaboration d’un projet de texte pour le transport urbain et périurbain de plus de 10 personnes par vehicules, la mise en place d’une plateforme entre le ministère des transports, et les organisations syndicales des transporteurs routiers et auxiliaires du Cameroun, et enfin la conduite permanente de diverses actions de sensibilisation, d’information et de contrôle par des équipes mixtes spécialisées sur nos principaux axes routiers.

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