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Brazil's former President Luiz Inacio Lula da Silva is seen in front of the metal workers union headquarters in Sao Bernardo do Campo, Brazil, Saturday, April 7, 2018. Da Silva, the once wildly popular leader, who rose from poverty to lead Latin America's largest nation, had until 5 p.m. local time Friday, to present himself to police in the city of Curitiba to begin serving a sentence of 12 years and one month for a corruption conviction but he defied the order to turn himself in. (AP Photo/Nelson Antoine)
“Chaque année, 1000 milliards de dollars sont versés en pots-de-vin tandis que 2600 milliards de dollars, soit plus de 5% du Produit intérieur brut(Pib) sont détournés”. C’est le constat fait par le Programme des Nations unies qui estime que, dans les pays en développement, le montant des fonds soustraits de leur destination par la corruption est dix fois plus élevé que celui de l’aide publique au développement là où ils sont le plus nécessaires; elle est également la cause d’une gouvernance défaillante qui peut, à son tour, encourager les réseaux criminels organisés et favoriser des infractions telles que la traite d’êtres humains, le trafic d’armes et de migrants, la contrefaçon et le commerce d’espèces menacées d’extinction.
Dans un document publié par Onudc, une organisation qui traite des objectifs du développement durable, bien d’impacts négatifs de la corruption sont recensés dans une pluralité de secteurs, à l’instar de ceux de la santé, de l’éducation ,des infrastructures et de la croissance.
Moins de prospérité
La corruption freine la croissance économique, nuit à l’état de droit et entraîne un gaspillage de compétences et de ressources. “Lorsque la corruption est omniprésente, relève l’Onudc, les entreprises hésitent à investir face au coût nettement plus élevé de l’activité économique. Dans les pays corrompus, qui possèdent d’abondantes ressources, la population bénéficie rarement de ces richesses. La corruption fragilise également les structures de sûreté et de sécurité, telles que les services de police et empêche les populations, les pays et les entreprises de réaliser leur potentiel”.
Moins de respect des droits
La corruption met en péril la démocratie, la gouvernance et les droits de l’Homme en affaiblissant les institutions publiques sur lesquelles se fondent les sociétés justes et équitables. “Un achat de voix en période électorale compromet le processus démocratique et la justice est remise en question lorsque des délinquants peuvent acheter leur tranquillité par des pots-de-vins”.
Moins de services
La corruption détourne des fonds destinés aux services essentiels que sont, notamment, les soins de santé, l’éducation, l’accès à l’eau potable, l’assainissement et le logement. La corruption des fonctionnaires et des agents publics constitue une entrave majeure à la capacité du gouvernement à satisfaire les besoins fondamentaux des citoyens. Dans les pays où l’aide internationale est censée améliorer la qualité de la vie, la corruption fait barrage aux efforts de la communauté internationale et met en péril de futurs financements.
Moins d’emplois
Lorsque l’attribution des postes de travail dans un secteur d’activités donné ne procède pas de la méritocratie ou de la compétence, mais du népotisme, du favoritisme, du clientélisme, de l’ethnocentrisme et du sectarisme, des perspectives d’intégration socioprofessionnelle sont obstruées. “Pour les pauvres, les femmes et les minorités, soulève le document de l’Onudc, la corruption le traduit souvent par un accès encore plus restreint à l’emploi. En outre, du fait qu’elle décourage les investissements étrangers, la corruption limite la création d’emplois”.

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