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L'un des étudiants tombés sous les balles des,gardiens de prison à Bouaké

Onze étudiants victimes blessés des violents affrontements qui ont eu lieu dans la nuit du mercredi à jeudi dernier entre gardes pénitentiaires de la prison du “camp pénal” de Bouaké (centre) et les étudiants résidants au campus 2 de l’Université Alassane Ouattara

Une information confirmée par Serges Sigui Alain, connu sous le sobriquet de “National Varan”, secrétaire aux affaires socioculturelles et sportives du bureau exécutif national du comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (Ceeci), un syndicat estudiantin.

” Le mercredi dernier, il y a eu une altercation entre un étudiant et un garde pénitentiaire. Les deux protagonistes en sont venus aux mains. Le garde pénitentiaire qui a pris des coups est donc parti appeler ses collègues qui sont revenus et les étudiants aussi solidaires les ont repoussés.
C’est en voulant donc laver l’affront que les gardes pénitentiaires sont allés s’armer de fusils pour pourchasser les étudiants jusqu’au sein des résidences universitaires du campus 2.
Juste après, les étudiants se sont rassemblés pour crier leur ras-le-bol.

C’est en manifestant qu’ils ont lancé des pierres ce qui a poussé les gardes pénitentiaires à tirer à balles réelles sur les étudiants.

Le bilan est de 11 blessés “, nous a-t-il confié.

Dans la matinée du jeudi 29 novembre, le président de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, Lazare Poamé, accompagné d’une forte délégation du personnel de l’Université et des responsables syndicaux de l’enseignement sont allés au chevet des étudiants blessés et leur apporter une assistance financière pour les frais médicaux. Ils ont condamné à l’unanimité les affrontements entre étudiants et gardes pénitentiaires.

Les autorités universitaires ont appelé au calme et ont promis de prendre des mesures pour éviter à l’avenir ce genre de tristes situations.

Aucune perte en vie humaine n’a été signalée lors des affrontements entre les étudiants et les gardes pénitentiaires.

Cependant en guise de protestation et pour se faire entendre, les membres du syndicat estudiantin, Ceeci, ont fait fermer les établissements scolaires et techniques de Bouaké.

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