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Mimi Mefo Takambou, Rédactrice en Chef adjoint en charge du service en anglais, et présentatrice vedette de langue anglaise, d’Equinoxe radio/Tv
La rédactrice-en-chef du service anglais de Radio et Tv Equinoxe a été convoquée à 14h devant le colonel Raymond Boum Bissoue, commandant en second de la légion de gendarmerie du Littoral, cet après-midi-là à 14h. C’est dans le cadre de l’enquête ouverte contre la présentatrice vedette de ce medium à capitaux privés pour “propagation de fausses nouvelles et cybercriminalité”. Après sept heures d’attente, Mimi Mefo a été déférée à 21h et 15 mn devant le commissaire du gouvernement au tribunal militaire. La journaliste y a été conduite en raison, informe Me Alice Nkom, chef de pool du conseil des avocats constitués, de “la publication des informations sur les affrontements entre forces républicaines et milices séparatistes”. Informations publiées par “Cameroon news agence”, qui est une agence de presse agréée. “En citant sa source, Mimi Mefo Takambou n’est coupable d’aucune infraction, mieux encore d’infraction militaire. Au pire des cas, l’informatrice devrait être poursuivie d’un délit de droit commun, lequel ne requiert pas sa garde-à-vue”, soutient Me Alice Nkom, avocate au barreau du Cameroun. Le conseil de défense de M. Mefo l’a suffisamment démontré durant l’après-midi. C’est vers 23h que la journaliste a été, contre toute attente, menottée par une escouade gendarmes et écrouée à la prison centrale de New Bell bien que le chef de pool de l’entité d’avocats l’envisageait déjà au vu de ses déclarations livrées à la presse et aux collègues de M. Mefo.
En rappel, la responsable en second de la rédaction en charge du service anglais de Radio et Tv Equinoxe a reçu, le 31 octobre 2018 à 17h, une convocation afin de se présenter le 2 novembre 2018 à 14h devant Boum Bissoue. L’avocat de la journaliste, Me Richard Tamfu, avait alors obtenu le renvoi de cette convocation pour le 5 novembre 2018 à 14h. Affaire qui a été, une nouvelle fois, renvoyée au 7 novembre 2018 à 14h, dont la sentence provisoire a été déclinée par le commissaire du gouvernement. A cause de cet état de choses, le Syndicat national des journalistes du cameroun (Snjc) “prie les autorités compétentes d’éviter que le Cameroun soit traité comme celui où l’état de droit est en recul, et où les libertés fondamentales sont bafouées. Cette corporation syndicale, qui exprime sa gratitude à la “Mimi’s team”, nom de baptême du collège d’avocats pour le dévouement et l’engagement, sans faille et de manière bénévole, auprès du Snjc pour cette cause kafkaïenne”, fait savoir à l’opinion publique nationale et internationale que “la bataille est perdue et non la guerre”. Le conseil constitué de 11 avocats a 48 heures pour obtenir la libération de Mimi Mefo par tous les moyens tant “son innocence est établie et la preuve que cet emprisonnement était planifié est cinglant”, conclut le bureau exécutif national (Ben) du Snjc.

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