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L’émission “Poto poto”, présentée par Max Mballa i Etenga, plus connue sous le nom de Diop, était son arène d’expression tous les samedis entre 7 et 10h. En fait, c’est cet espace horaire que je connais jusqu’en 2008, année au cours de laquelle je suspend ma collaboration en termes d’interventions dans cette chaîne Fm commerciale urbaine. C’est ce soir que j’apprends le décès de Massayo après avoir lu, sur facebook, le post de Saint Merlin Youdom, animateur sur Kalak Fm, une radio urbaine émettant à Ngola.

Waaaaaaaaaa!
Je me souviens des années que nous avions passé ensemble à l’émission “Poto poto”. Tous les samedis, c’est moi qui animais la rubrique “Le point de vue d’un Sociologue” de 8h et 15 à 8h et 30mn. Diop me posait alors cinq questions pour convaincre. Massayo, Salego, Mimpo mi paka, qui co-animaient, tous les trois, avaient une teinte d’humour digne d’intérêt avec un style sarcastique, onirique, satirique et ironique. C’était original! De temps en temps, nous subissions des fantasques de Diop, le plus Sénégalais des Camerounais, dont l’humeur, à certains moments, ne rencontrait pas toujours l’assentiment des humbles serviteurs qu’étaient ces humoristes et des collaborateurs journalistes, dont Georges Alain Boyomo et Jean François Ebode Tabi. C’est normal! Tout Homme n’est pas de bonne humeur du 1er au 31. Ceci est sans compter une teinte de menace de la hiérarchie, laquelle nous contraignait, parfois, à la suspension momentanée de notre collaboration bénévole. C’est ça le prix de l’amour pour un métier fait avec passion et désintérêt, l’enjeu étant de tenir en haleine l’auditoire et, éventuellement, d’escompter, pourquoi ne pas le dire ainsi, un statut socioprofessionnel. Quel mirage! Connaissant comment des aînés professionnels y ont été intégrés il y a plusieurs années. Boyomo et Ebode Tabi peuvent en dire davantage. Ces derniers auraient pu, depuis des années, être recrutés à la Crtv-yaoundé Fm 94 ou même à la, Crtv-poste national pour éclore leur talent. Mais en vain! Ne réveillons pas ces vieux souvenirs, lesquels laissèrent un marqueur indélébile dans notre ethos au sens bourdieusien! passons!

“Poto poto”, espace d’expression de Massayo, que j’avais trouvé, était un cadre où j’avais commencé à traiter et à développer des faits brûlants de la semaine. Singulièrement, un fait marquant faisait l’objet d’intérêt. La méthode ciblée par Diop consistait en un échange entre lui et moi. Question de disséquer les contours d’un fait social élaboré. Tout était inspiré par la chronique sociale que je signai, chaque samedi sur l’antenne de la Rts dans le magazine “Rts midi magazine” C’est après mon passage que Boyo et jafet s’installaient majestueusement pour ergoter sur le sujet enrichissant leur argumentaire de clichés divers et d’anecdotes captivantes. Ah la belle époque! C’était en 2007. C’est, en réalité, Diop qui me révèle au grand public ayant débusqué mon talent. Massayo et Salego, qui m’avaient, solennellement et chaleureusement, accueilli,  m’appelaient, tous les deux, le Sociologue et avaient entretenu une socialité, une solidarité et sociabilité à nulle pareille avec des collaborateurs que nous étions Boyo, Jafet et moi. 
Aïe c’est triste de perdre un être cher! Quand un jeune meurt, il est impérieux de réfléchir sérieusement. 
Paix à ton âme Massayo!

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